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L’affaire de la rémunération de Tony Estanguet se clôt par un classement sans suite

_**Le Parquet national financier a estimé que les irrégularités présumées dans la rémunération du président du comité d’organisation des Jeux Olympiques de Paris 2024 relevaient d’une erreur de droit commise de bonne foi.**_
L’enquête préliminaire ouverte en février 2024 concernant les conditions de rémunération de Tony Estanguet a été classée sans suite. Le Parquet national financier a conclu à l’absence d’infraction, considérant que les modalités contractuelles contestées procédaient d’une méconnaissance involontaire des règles.
Les investigations, déclenchées à la suite de révélations de la presse et d’un rapport de l’Agence française anticorruption, portaient sur une possible prise illégale d’intérêts et un détournement de fonds publics. Elles visaient la transition du statut de l’intéressé, initialement salarié puis entrepreneur individuel, ainsi que le niveau de sa rémunération.
Le magistrat instructeur a souligné qu’aucune des instances administratives ou juridiques consultées, parmi lesquelles l’Urssaf et le Contrôle général économique et financier, n’avait signalé la nécessité de recourir aux procédures de marchés publics lors de cette évolution contractuelle. Les éléments de l’enquête, incluant l’audition de M. Estanguet en février dernier, ont corroboré cette version.
L’ancien champion olympique avait toujours affirmé ne pas avoir décidé lui-même des termes de sa rémunération. Celle-ci, fixée à 270 000 euros bruts annuels lors de sa prise de fonction en 2018, avait été validée par le conseil d’administration du comité d’organisation, sur proposition d’un comité d’experts indépendants. Le comité avait également précisé que ce montant, susceptible d’évoluer dans une limite de 20%, était resté stable et faisait l’objet de contrôles annuels internes et externes.

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