Faits Divers
Quatrième suspect incarcéré dans l’affaire du vol au Louvre


Le dernier membre présumé du commando ayant dérobé les joyaux de la couronne de France a été placé en détention provisoire, tandis que les précieux artefacts demeurent introuvables.
Un quatrième individu soupçonné d’avoir participé au vol de bijoux historiques au musée du Louvre a été déféré devant un juge d’instruction et écroué ce vendredi. Cet homme de 39 ans, originaire de Seine-Saint-Denis, a été interpellé mardi sur un chantier à Laval, en Mayenne. La justice lui reproche un vol en bande organisée et une association de malfaiteurs en vue de préparer un crime, des faits commis en état de récidive légale.
Le parquet de Paris a précisé que le suspect, déjà condamné à six reprises par le passé, faisait l’objet d’un débat sur sa mise en détention dont l’issue sera connue mardi prochain. Trois autres personnes arrêtées en même temps que lui ont quant à elles été relâchées sans poursuites à ce stade de l’enquête.
L’ensemble du groupe présumé responsable de l’intrusion du 19 octobre dernier se trouve désormais sous mandat judiciaire. Les investigations menées par la Brigade de répression du banditisme et l’Office central de lutte contre le trafic de biens culturels ont permis l’interpellation successive des quatre principaux suspects. Deux d’entre eux sont accusés d’être entrés dans la galerie d’Apollon tandis que les deux autres seraient restés en position extérieure.
Les auteurs ont opéré en plein jour, équipés de cagoules, d’un monte-charge et de meuleuses pour fracturer les vitrines exposant les joyaux de la couronne. Leur intervention n’aurait duré que huit minutes avant leur fuite. Des traces ADN ont été retrouvées sur l’un des scooters utilisés pour s’échapper ainsi que sur des éléments du matériel abandonné sur place.
Les profils des suspects diffèrent de ceux habituellement liés au grand banditisme. Parmi eux figurent un ancien livreur sans emploi, un chauffeur de taxi non déclaré et un individu cumulant onze condamnations antérieures. Une femme de 38 ans, compagne de l’un des accusés, bénéficie quant à elle d’un contrôle judiciaire pour complicité présumée.
Près d’un mois après les faits, les bijoux d’une valeur estimée à 88 millions d’euros n’ont toujours pas été localisés, pas plus que les éventuels commanditaires. Cette affaire a relancé le débat sur la sécurité du plus fréquenté des musées mondiaux, où un poste de police mobile devrait prochainement être installé pendant les périodes de forte affluence.





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