Culture
Eva Jospin dialogue avec Courbet dans une exposition immersive à Ornans

L’artiste investit l’atelier historique du maître réaliste pour une création contemporaine en résonance avec son univers.
Au cœur du Doubs, le musée Courbet à Ornans accueille une exposition inédite où les œuvres d’Eva Jospin entrent en conversation avec celles du peintre du XIXe siècle. Dans l’atelier même où Gustave Courbet conçut ses toiles les plus célèbres, la plasticienne déploie un ensemble de sculptures, bas-reliefs et broderies spécialement imaginés pour ce projet.
Le parcours artistique s’articule autour de deux tableaux emblématiques, *La Remise de chevreuil* et *La Source de la Loue*, qui servent de point de départ à une réflexion commune sur la nature et le paysage. Eva Jospin, connue pour son travail novateur avec le carton, explore ici de nouvelles techniques, dont des créations textiles en soie, tout en conservant sa signature poétique.
Cette collaboration s’inscrit dans une volonté de redonner vie à l’atelier comme espace de création contemporaine. Les thèmes chers à Courbet – la forêt, les grottes, les sentiers – trouvent un écho dans les installations organiques de l’artiste, créant un dialogue intemporel entre deux univers artistiques.
En parallèle, le musée propose une seconde exposition mettant à l’honneur les « peintres marcheurs » du XIXe siècle, dont Courbet fut l’une des figures majeures. Une soixantaine d’œuvres, issues de collections nationales, retracent cette fascination pour la nature à travers le regard des plus grands maîtres.
L’exposition d’Eva Jospin se poursuivra jusqu’au 19 octobre, avant que l’artiste ne présente ses nouvelles créations au Grand Palais en décembre. Une occasion unique de découvrir comment l’héritage de Courbet continue d’inspirer la création actuelle.

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Dominique
29 juin 2025 at 9 h 11 min
Pour cette exposition, le musée a été étonnamment vidé de ses visiteurs le jeudi 26 juin. Nous venions de Dijon et de Bordeaux mais l’accès au musée nous a été refusé car nous n’étions pas des VIP nous a dit la personne à l’accueil (et nous n’avons pas été les seuls à se faire éconduire). C’était pourtant un jour d’ouverture au public mais nous n’étions pas les bienvenus. Le musée était privatisé. Cet irrespect du public (et des citoyens qui sont les premiers financeurs de ce musée départemental) est bien regrettable. Mme Bouquin, sa présidente, pourrait organiser ces rencontre entre « happy few » tout en respectant les visiteurs…