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Washington fait partir une partie de son personnel diplomatique d’Arabie saoudite

Les États-Unis ordonnent le départ des employés non essentiels de leur ambassade à Riyad et de leurs familles. Cette décision intervient après une…

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Washington fait partir une partie de son personnel diplomatique d’Arabie saoudite

Les États-Unis ordonnent le départ des employés non essentiels de leur ambassade à Riyad et de leurs familles. Cette décision intervient après une nouvelle série d’attaques de drones houthis contre le royaume et des frappes sur des infrastructures pétrolières et aéroportuaires.

Le département d’État américain a demandé aux employés non essentiels de son ambassade à Riyad, ainsi qu’à leurs familles, de quitter l’Arabie saoudite. Tommy Pigott, porte-parole du département, a justifié ce choix par la multiplication des hostilités des Houthis soutenus par l’Iran contre le royaume. Il évoque des victimes civiles et de graves perturbations des déplacements. La sûreté du personnel diplomatique et de ses proches reste la priorité absolue, a-t-il ajouté.

Le retrait ne se limiterait pas à l’Arabie saoudite. Des familles de personnels des ambassades américaines aux Émirats arabes unis, en Jordanie, au Qatar et à Bahreïn seraient aussi en cours de départ. Tommy Pigott a toutefois précisé que l’ordre officiel concernait uniquement les employés non essentiels de l’ambassade à Riyad et leurs familles.

La tension se traduit déjà dans les faits. Une attaque contre l’aéroport international de Dammam, dans l’est de l’Arabie saoudite, a fait un mort et huit blessés. Riyad a affirmé avoir intercepté six drones visant son territoire, dont un en direction de Médine. Le ministère saoudien de l’Énergie a annoncé deux morts après l’interception d’un tir au-dessus du champ pétrolier de Chaybah. Les victimes étaient de nationalités philippine et népalaise, des ressortissants pakistanais et indien ont été blessés.

Le porte-parole de la coalition militaire menée par Riyad, Turki al-Malki, a fait état de quatre drones interceptés et détruits dans la région orientale et à Médine, puis d’un cinquième et d’un sixième appareil abattu. Ce dernier aurait été lancé vers le sud du royaume, frontalier du Yémen. Les Houthis contestent cette version. Leur porte-parole, Yahya Saree, affirme que leurs forces n’ont mené aucune opération militaire en profondeur sur le territoire saoudien.

Ces dernières semaines, les frappes houthies contre l’Arabie saoudite ont atteint une intensité inédite. Elles visent notamment les infrastructures pétrolières et aéroportuaires. Après plusieurs années d’accalmie, le conflit a repris, ouvrant un nouveau front au Moyen-Orient. Les Houthis ont aussi conquis le littoral yéménite de la mer Rouge, renforçant leur emprise sur le détroit de Bab el-Mandeb, passage stratégique pour l’accès au canal de Suez.

En Iran, des explosions ont été entendues dans la province méridionale de Hormozgan, qui surplombe le détroit d’Ormuz. Elles interviennent alors que les hostilités entre Washington et Téhéran connaissent une accalmie. La nature de ces explosions n’a pas encore été révélée.

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