Europe
Kiev sous les missiles pendant que les négociations cherchent leur calendrier
Une nuit de frappes sur Kiev a fait six blessés et endommagé une infrastructure de transport, au moment où Moscou et Washington évoquent une reprise des…

Une nuit de frappes sur Kiev a fait six blessés et endommagé une infrastructure de transport, au moment où Moscou et Washington évoquent une reprise des discussions sans arrêter les combats. Donald Trump assure que la fin de la guerre n’a jamais été aussi proche, mais le Kremlin fixe une échéance après les élections américaines.
Kiev a passé une nouvelle nuit sous la menace des missiles. Six personnes ont été blessées et une infrastructure de transport a été touchée, selon le maire de la capitale, Vitali Klitschko. L’armée ukrainienne avait lancé une alerte aux missiles balistiques venant de l’est de la Russie. Côté russe, les autorités affirment avoir intercepté des drones, dont environ 160 se dirigeaient vers Moscou.
Ces frappes tombent après des pourparlers russo-américains consacrés à la fin du conflit. À Saint-Pétersbourg, l’émissaire américain Steve Witkoff a rencontré Vladimir Poutine. La rencontre a eu lieu au lendemain d’un échange à Oslo avec des dirigeants européens et Volodymyr Zelensky. Ce dernier y a appelé à un arrêt des combats sur les positions actuelles comme premier pas vers des négociations. Iouri Ouchakov, conseiller diplomatique du Kremlin, a parlé d’une réunion de trois heures, détaillée et franche. Moscou se dit prêt à reprendre les négociations à trois avec Kiev et Washington, mais pas tout de suite. Il évoque la date du 10 novembre, après les élections de mi-mandat aux États-Unis. D’ici là, aucun cessez-le-feu n’est prévu et les combats continuent sans avancée majeure de part et d’autre.
Donald Trump se montre optimiste. Il assure que la fin de la guerre n’a jamais été aussi proche et dit avoir parlé récemment avec Vladimir Poutine du règlement du conflit. Vladimir Poutine, lui, n’a jamais accepté de face-à-face avec Volodymyr Zelensky. Il revendique toujours l’intention de prendre le reste de l’est de l’Ukraine.
Volodymyr Zelensky se dit favorable à une rencontre à trois, mais la veut au plus vite. Il plaide pour un gel de la ligne de front comme première étape. Moscou écarte cette option tant qu’aucun accord de fond n’est trouvé. La Russie réclame notamment le retrait de l’armée ukrainienne des territoires qu’elle contrôle encore dans la région de Donetsk, une condition jugée inacceptable par Kiev.
Iouri Ouchakov a aussi jugé que les propositions européennes formulées à Oslo ne comportaient pas grand-chose. Steve Witkoff a de son côté couvert Vladimir Poutine d’éloges pour la libération de l’Américain Stephen Hubbard. Il l’a qualifié d’humaniste, des propos aussitôt dénoncés par des parlementaires américains, républicains compris. L’émissaire a assuré que les discussions étaient constructives et qu’elles se poursuivraient en format trilatéral, tout en reconnaissant qu’un travail important restait à accomplir.
Des négociations à trois ont déjà eu lieu en 2025 sans avancées concrètes. Elles ont été suspendues après le déclenchement de la guerre au Moyen-Orient par Israël. Iouri Ouchakov a également évoqué une possible rencontre entre Vladimir Poutine, Donald Trump et Xi Jinping en Chine, en marge du sommet de l’APEC en novembre à Shenzhen.
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