Économie
Vercorex racheté par un groupe chinois : le gouvernement français se veut rassurant sur la souveraineté

Le ministre de l’Industrie, Marc Ferracci, affirme que la reprise partielle de Vencorex par le chinois Wanhua ne menace pas les intérêts stratégiques de la France.
Le rachat partiel de Vencorex, un sous-traitant clé pour la dissuasion nucléaire française, par le géant chinois Wanhua ne pose aucun risque pour la souveraineté nationale, selon les déclarations du ministre de l’Industrie. Les autorités ont mis en place des solutions alternatives pour sécuriser les approvisionnements en produits stratégiques, tels que le sel et le chlore, autrefois fournis par l’entreprise.
Vencorex, dont les composants entrent dans la fabrication des missiles nucléaires et de la fusée Ariane 6, ne cède qu’une partie non stratégique de ses activités au groupe chinois. Seuls 54 salariés sur 450 sont concernés, ainsi que des productions destinées aux peintures industrielles. Le ministre a annoncé une visite prochaine sur le site de Pont-de-Claix, près de Grenoble, pour échanger avec les élus locaux sur l’avenir du site et l’accompagnement des employés.
Malgré une recherche intensive pendant dix mois, aucun repreneur n’a pu être trouvé pour l’ensemble des activités de Vencorex, en raison d’un modèle économique jugé non viable. Le tribunal de commerce de Lyon a rejeté une proposition de reprise sous forme de coopérative, qui aurait permis de préserver davantage d’emplois. Wanhua, via sa filiale hongroise, a finalement été choisi pour reprendre une partie des actifs.
Par ailleurs, le ministre de l’Économie a écarté l’idée d’une nationalisation temporaire, estimant que l’entreprise ne présentait pas les conditions nécessaires à une telle mesure, malgré l’importance stratégique de certaines de ses productions. Les autorités restent mobilisées pour garantir la pérennité des filières sensibles tout en accompagnant la transition des salariés concernés.

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