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Le Tour de France raccourcit une étape pour la première fois à cause de la canicule

Le peloton étouffe depuis une semaine avec des températures dépassant les 35 degrés. Les organisateurs ont pris une décision historique pour protéger les…

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Le Tour de France raccourcit une étape pour la première fois à cause de la canicule

Le peloton étouffe depuis une semaine avec des températures dépassant les 35 degrés. Les organisateurs ont pris une décision historique pour protéger les coureurs.

Samedi, quelques minutes après la victoire de Tim Merlier à Bergerac, l’organisation du Tour a annoncé une nouvelle qui a fait souffler tout le peloton. L’étape du lendemain entre Malemort et Ussel, en Corrèze, serait réduite de trente kilomètres, passant de 185,5 à 155,5 km. La raison est simple mais inédite dans l’histoire centenaire de la course la chaleur extrême. Météo France a placé 37 départements en vigilance rouge canicule pour dimanche, dont la Corrèze. Les coureurs, eux, enchaînent les journées de fournaise depuis le départ. Tim Merlier, qui venait de remporter son deuxième sprint en deux jours par 35 degrés à l’ombre, n’a pas caché son soulagement. Il n’avait jamais vécu une telle canicule en course. Selon lui, c’est un combat quotidien pour se refroidir avec de la glace et de l’eau. Il a salué la décision tout en reconnaissant que certains coureurs, surtout ceux qui espèrent s’échapper, pourraient être déçus.

Cette mesure est un pas de plus dans l’adaptation du Tour face aux vagues de chaleur qui se répètent. Ce n’est pas la première fois qu’une étape est modifiée. En mai dernier, la deuxième étape avait déjà été raccourcie à cause d’un foyer de peste porcine détecté près de Barcelone. L’année précédente, c’était une épidémie de dermatose chez les bovins qui avait forcé la réduction de la 19e étape. Mais la chaleur n’avait jamais été un motif jusqu’à présent. L’incendie majeur dans les Pyrénées-Orientales avait déjà conduit à interdire au public l’accès au sommet de la troisième étape. Christian Prudhomme, le directeur du Tour, a souligné que cette décision ne changerait rien à l’aspect sportif. Il a même raconté que le maillot jaune Tadej Pogacar avait dit merci au responsable du parcours en apprenant la nouvelle. La préfecture et les organisateurs d’ASO ont justifié ce choix par des conditions météorologiques exceptionnelles.

Dans cette fournaise, Tim Merlier confirme qu’il est le sprinteur le plus en forme du moment. Son deuxième succès en deux jours, il l’a construit avec une accélération fulgurante dans le final, doublant tous ses concurrents. Son coéquipier Louis Vervaeke le qualifie de killer. Il explose par sa vitesse alors que d’autres ont pourtant plus de puissance. Jasper Stuyven, un autre équipier, salue son sens du timing pour choisir le moment parfait de son effort. Pendant l’étape, un trio s’était échappé tôt. Le Belge Liam Slock a tenté un numéro de soliste à 40 km de l’arrivée. Il ne s’est fait reprendre qu’à 1,4 km du but, juste avant le sprint massif. Déçu à fleur de peau, il a confié sa frustration d’être passé si près d’une victoire qui lui aurait offert un nouveau moment fort après sa première victoire professionnelle en juin où il avait franchi la ligne à plat-ventre après une chute. Le Tour continue, mais sous une chaleur qui pousse les organisateurs à s’adapter comme jamais.

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