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Une page se tourne à Téhéran, l’espoir renaît à Paris

La disparition du guide suprême iranien a provoqué un vaste mouvement de réactions contrastées. Alors que plusieurs milliers d’exilés célébraient à Paris ce qu’ils perçoivent comme un tournant décisif, un rassemblement plus modeste dénonçait les frappes internationales.
Plusieurs milliers de personnes d’origine iranienne ont défilé dans les rues de la capitale française ce dimanche. Le cortège, parti de la place de la Bastille, était animé par un sentiment de soulagement teinté de prudence, suite aux récents événements survenus en Iran. Les manifestants arboraient principalement l’ancien étendard monarchique, le « Lion et Soleil », ainsi que des drapeaux israéliens, américains et français. Une banderole en tête de marche affichait le slogan « Iran, vie, liberté avec Reza Pahlavi », l’héritier de l’ancienne dynastie, tandis qu’une autre reprenait le mot d’ordre « Make Iran Great Again » à son effigie.
Pour de nombreux participants, cette journée marquait un premier pas, bien qu’insuffisant. « La sensation d’un poids immense s’est un peu allégée, mais le chemin reste long », confiait une manifestante, évoquant un sentiment de libération encore fragile. L’accent était mis sur la nécessité d’une transition politique, certains exprimant leur soutien à la figure de Reza Pahlavi, perçu comme un recours crédible et démocratique pour l’avenir du pays. « C’est un commencement, il faut maintenant que l’édifice s’effondre », résumait une autre voix dans la foule.
Plus tôt dans la journée, un rassemblement distinct, rassemblant quelques centaines de personnes place de la République, avait adopté une position radicalement différente. Les participants y condamnaient fermement les frappes aériennes menées contre l’Iran, les qualifiant de violation des principes juridiques internationaux. Ils dénonçaient simultanément la répression exercée par le régime à l’encontre de son propre peuple. « La décision doit appartenir exclusivement aux Iraniens, sans ingérence extérieure », déclarait un manifestant, tout en reconnaissant une forme de justice dans la disparition du guide suprême. La crainte d’un engrenage guerrier et de lourdes pertes civiles était palpable, certains évoquant le spectre des conflits ayant ravagé d’autres nations de la région.
Ces prises de parole divergentes illustrent les fractures profondes et les attentes contradictoires qui traversent la diaspora iranienne. Si un vent d’espoir souffle parmi les partisans d’un renversement du régime, d’autres appellent à une résolution purement endogène de la crise, redoutant par-dessus tout une déstabilisation régionale accrue et ses conséquences humaines. L’avenir de l’Iran se dessine ainsi entre aspirations au changement et craintes d’un chaos prolongé.

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