Économie
Une élue corse condamnée pour favoritisme : prison avec sursis et inéligibilité

L’affaire concerne l’attribution frauduleuse d’un marché public de vidéosurveillance, mettant en lumière des conflits d’intérêts flagrants.
La maire de Grosseto-Prugna, en Corse-du-Sud, a écopé d’une peine sévère pour favoritisme et prise illégale d’intérêts. Le tribunal correctionnel de Bastia a prononcé à son encontre un an de prison avec sursis, 10 000 euros d’amende et trois ans d’inéligibilité, assortis d’une exécution provisoire. Les faits remontent à l’attribution d’un contrat public de 330 000 euros pour l’installation de caméras de surveillance dans la commune, un marché décroché par une entreprise dont le dirigeant était en possession d’informations confidentielles.
L’enquête a révélé que l’édile avait validé la pose d’une caméra surveillant spécifiquement la route menant à l’établissement de plage de son compagnon, lui-même condamné à six mois de prison avec sursis et 5 000 euros d’amende pour recel de prise illégale d’intérêts. L’entrepreneur ayant remporté le marché a également été sanctionné pour recel de favoritisme.
Lors de l’audience, l’élue avait défendu sa décision en invoquant la nécessité de sécuriser la commune, arguant que refuser un marché sous prétexte de relations personnelles rendrait toute attribution impossible en Corse. Elle a néanmoins reconnu que la facture liée à la caméra surveillant la plage de son conjoint n’avait jamais été réglée.
Cette condamnation s’ajoute à une autre affaire dans laquelle elle avait déjà été reconnue coupable en appel pour avoir octroyé des concessions de plage à la société de son compagnon. Malgré ses déclarations affirmant agir uniquement pour l’intérêt communal, les magistrats ont souligné des liens troublants et des conflits d’intérêts répétés. L’élue a annoncé son intention de contester la sévérité de la peine devant la Cour de cassation.

SociétéEn Ligne 7 joursÀ Limoges, la mairie brûle et le maire accuse l’État d’avoir lâché ses policiers
PolitiqueEn Ligne 4 joursHollande recadre le débat sur les violences et refuse de tout imputer à LFI
PolitiqueEn Ligne 6 joursVinted, eBay et Leboncoin sous pression après les pillages du week-end
SociétéEn Ligne 4 joursÀ Ulm, le blocage devient une école de la critique
PolitiqueEn Ligne 6 joursAprès les violences, le RN veut incarner l’ordre
SociétéEn Ligne 5 joursLa CFDT réclame cent euros de plus pour tous et dénonce dix ans de verticalité
PolitiqueEn Ligne 7 joursÀ Limoges, une marche après l’incendie de la mairie et des accusations qui fusent
SociétéEn Ligne 5 joursLes livreurs veulent pouvoir échapper aux manifs sans perdre leur paie
















