Monde
Une COP30 brésilienne sous le signe du chaos

La conférence climatique de Belém s’est achevée dans une atmosphère de confusion générale, marquée par des tensions diplomatiques et des incidents techniques qui ont éprouvé jusqu’au bout la patience des délégués.
La session plénière finale de la COP30 a connu des développements pour le moins mouvementés. Le président brésilien de la conférence, André Correa do Lago, a dû faire face à une succession d’incidents alors qu’il tentait de mener à son terme des négociations particulièrement ardues. Après plusieurs heures de retard, l’adoption du texte principal n’a pas suffi à apaiser les tensions, plusieurs délégations ayant immédiatement exprimé leur mécontentement.
La représentante colombienne a vivement contesté le processus d’adoption, exigeant à plusieurs reprises le respect strict du règlement. Simultanément, le délégué du Saint-Siège a provoqué des réactions hostiles en s’opposant à un texte liant questions de genre et politiques climatiques. Ces interventions ont suscité des prises de position contradictoires de la part de plusieurs pays, dont l’Argentine et l’Indonésie, créant une impasse dans la procédure.
Contrairement à l’usage qui veut que les présidents de COP ignorent généralement les objections formulées après l’adoption des textes, le diplomate brésilien a pris la décision inédite de suspendre temporairement les travaux. Cette pause, interprétée comme une volonté de transparence, n’a pourtant pas calmé les esprits. Le représentant russe a vertement critiqué cette interruption, comparant le comportement de certaines délégations à des enfants exigeants, ce qui a provoqué une réplique cinglante de la délégation argentine.
Les difficultés matérielles sont venues s’ajouter aux tensions diplomatiques. Des infiltrations d’eau ont fait leur apparition dans la salle plénière au moment même où une averse tropicale s’abattait sur le centre de conférences. Le président de séance a tenté de transformer cet incident en évocation poétique, qualifiant la pluie de « bruit magnifique de l’Amazonie », mais l’image restera celle d’une conférence éprouvée par deux semaines de négociations difficiles et de problèmes logistiques récurrents.

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