Monde
Une Amérique en ébullition se lève contre l’exercice du pouvoir de Trump

Des millions de citoyens sont attendus dans les rues ce samedi pour exprimer leur opposition à ce qu’ils perçoivent comme une dérive autoritaire de l’exécutif.
Un vaste mouvement de protestation traverse les États-Unis ce week-end. Des rassemblements sont organisés dans plus de 2 700 localités, des métropoles côtières aux petites villes des États traditionnellement républicains. Les organisateurs anticipent une participation massive, comptant sur plusieurs millions de citoyens pour exprimer leur désaccord avec l’orientation politique de l’administration en place.
Le collectif « No Kings », à l’origine de cette mobilisation, fédère environ 300 associations. Il dénonce une conception du pouvoir qu’il juge contraire aux fondements démocratiques américains. « En Amérique, nous n’avons pas de rois et nous ne céderons pas », proclame le mot d’ordre officiel du mouvement, qui appelle à résister à ce qu’il qualifie de chaos, de corruption et de cruauté.
Cette journée de mobilisation fait suite à une première vague de manifestations organisée à la mi-juin, qui avait déjà rassemblé des millions de personnes de tous âges. Elle s’inscrit comme la plus importante expression de contestation depuis le retour de Donald Trump à la Maison Blanche.
En réaction, plusieurs responsables politiques de la mouvance présidentielle ont vivement condamné les rassemblements annoncés. Certains élus ont employé des termes particulièrement forts, évoquant une forme de terrorisme et pointant une prétendue infiltration par des éléments extrémistes. Un élu démocrate du Maryland a toutefois affirmé que ce mouvement jouerait un rôle déterminant pour l’avenir du pays, annonçant sa participation personnelle.
La campagne de protestation bénéficie de soutiens médiatiques, notamment celui de l’acteur Robert De Niro, qui a invité ses concitoyens à se soulever de manière non violente contre ce qu’il nomme le « roi Donald Trump ». D’autres personnalités publiques, dont des artistes et humoristes, avaient pris part à la précédente édition, avant que certaines émissions ne soient suspendues temporairement sous la pression gouvernementale.
Les manifestants entendent dénoncer une série de décisions perçues comme des abus de pouvoir, parmi lesquelles le déploiement de militaires dans plusieurs villes démocrates et des menaces de représailles judiciaires contre les opposants. Des rassemblements sont également prévus dans des villes canadiennes, dont Toronto, Vancouver et Ottawa, en signe de solidarité transfrontalière.

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