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Un simple moteur de recherche expose la vie privée de millions de Français

Adresse, numéro de sécurité sociale, IBAN, rendez-vous médicaux : toutes ces informations deviennent accessibles en quelques secondes. Et le pire, c’est…

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Un simple moteur de recherche expose la vie privée de millions de Français

Adresse, numéro de sécurité sociale, IBAN, rendez-vous médicaux : toutes ces informations deviennent accessibles en quelques secondes. Et le pire, c’est que l’outil est gratuit jusqu’au 15 juin.

Des données personnelles particulièrement sensibles sont désormais à portée de clic. Un moteur de recherche en ligne compile des informations provenant de multiples bases de données. En tapant simplement un nom, on peut retrouver l’adresse d’un particulier, son numéro de sécurité sociale, son IBAN, les références de son passeport, ou encore certains de ses rendez-vous médicaux. Selon les informations disponibles, près de 1,2 milliard d’informations sont actuellement répertoriées sur cette plateforme.

Le site a été lancé il y a quelques semaines. Il compile des données issues de quelque 127 sources différentes. Certaines proviennent de bases ouvertes au public, d’autres de piratages diffusés sur le dark web. Un des créateurs, qui se fait appeler Zalko, explique avoir créé un logiciel qui fouille automatiquement partout sur internet. Il précise ne pas lancer directement de cyberattaques mais simplement récupérer les bases de données. Il ajoute que toute personne souhaitant supprimer ses données peut le faire.

Mais pour la Commission nationale de l’informatique et des libertés (Cnil), le problème est ailleurs. L’autorité estime que ces services ne sont pas conformes à la législation en vigueur. La raison est simple : ils fonctionnent en compilant des données issues de violations de données. Les spécialistes en cybersécurité s’inquiètent aussi de la multiplication de ces outils. Clément Domingo, connu sous le pseudo SaxX, hacker éthique, compare cela à une hydre : quand on coupe la tête de l’un d’eux, deux ou trois autres repoussent automatiquement. Il dénonce une situation édifiante et rappelle que certaines personnes ont compris qu’elles pouvaient se faire de l’argent en compilant ces bases de données. Son constat est amer : ces données resteront à vie sur internet.

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