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Un procès requis pour l’assaillant de la tour Eiffel
Le parquet national antiterroriste demande le renvoi devant les assises du Franco-Iranien accusé d’avoir mortellement poignardé un touriste germano-philippin en décembre 2023.
L’enquête sur l’attaque au couteau survenue près de la tour Eiffel, il y a plus d’un an, a franchi une étape judiciaire décisive. Lundi, les magistrats du parquet national antiterroriste ont requis la tenue d’un procès devant la cour d’assises spéciale de Paris pour Armand Rajabpour-Miyandoab. Cet individu, âgé de 26 ans au moment des faits, est soupçonné d’avoir assassiné un touriste germano-philippin dans ce secteur touristique très fréquenté.
Les réquisitions du ministère public visent une mise en accusation pour assassinat en lien avec une entreprise terroriste, en état de récidive légale. L’accusation inclut également des tentatives d’assassinat pour les coups de marteau portés à deux autres personnes lors de la même agression, le 2 décembre 2023. Le suspect avait été placé en détention provisoire et à l’isolement peu après les faits, à l’issue de sa mise en examen.
Né en 1997 à Neuilly-sur-Seine, cet homme de nationalité franco-iranienne a été déchu de son passeport français en octobre 2024. Durant sa garde à vue, il avait indiqué avoir répondu à un appel de l’organisation État islamique, affirmant avoir voulu cibler des juifs en réaction aux opérations militaires israéliennes dans la bande de Gaza. Il avait également évoqué son mécontentement face à l’illumination de la tour Eiffel aux couleurs d’Israël après les attaques du 7 octobre 2023 perpétrées par le Hamas.
Le suspect avait déjà été condamné à cinq ans d’emprisonnement en 2016 pour un projet d’action violente dans le quartier d’affaires de La Défense, à l’ouest de Paris. Sorti de prison en mars 2020, il faisait l’objet d’une injonction de soins psychiatriques jusqu’à la fin de sa mise à l’épreuve, en avril 2023. Au moment de l’attaque, ses parents et une connaissance avaient été brièvement placés en garde à vue avant d’être libérés sans poursuites.
L’affaire avait ravivé les tensions sécuritaires, deux mois après l’assassinat de l’enseignant Dominique Bernard à Arras. Dans ce dossier, les investigations sont closes et un réquisitoire est attendu prochainement.
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