Monde
Un fragile répit obtenu à l’ultime minute dans le Golfe

_**Washington et Téhéran ont convenu d’une suspension des hostilités de quatorze jours, conditionnée à la réouverture du détroit d’Ormuz. Cette trêve, négociée par l’entremise du Pakistan, ouvre une fenêtre pour des pourparlers directs.**_
Un accord de dernière minute a été trouvé entre les États-Unis et l’Iran, évitant de justesse une escalade militaire majeure. À moins de deux heures de l’échéance d’un ultimatum américain, les deux parties se sont entendues sur un cessez-le-feu réciproque d’une durée de deux semaines. Cette pause dans les combats est directement liée à l’engagement de Téhéran de rouvrir intégralement et sans délai le détroit d’Ormuz, voie maritime stratégique dont le blocage perturbait l’approvisionnement mondial en hydrocarbures.
L’annonce a été faite simultanément par le président américain sur sa plateforme sociale et par les autorités iraniennes. Washington a justifié cette décision par l’atteinte de ses objectifs militaires initiaux, tout en évoquant des discussions avancées en vue d’un règlement durable. Pour sa part, l’Iran a confirmé son accord conditionnel, précisant que la réouverture du détroit était subordonnée à l’arrêt effectif des attaques. Le gouvernement iranien a également indiqué qu’il engagerait des négociations directes avec la partie américaine à Islamabad dès vendredi, tout en avertissant que cette trêve ne signifiait pas la fin des hostilités.
Le Pakistan a joué un rôle décisif de médiateur dans ce processus. Son Premier ministre s’est félicité de l’acceptation par toutes les parties d’un arrêt des combats, incluant d’autres théâtres d’opérations régionaux. Cette initiative diplomatique intervient alors que les frappes aériennes menées ces dernières semaines ont causé des pertes civiles significatives en Iran, en Irak et au Liban, où le conflit avec le Hezbollah se poursuit.
Sur les marchés financiers, l’annonce a été accueillie avec un net soulagement. Les cours du pétrole ont chuté de manière substantielle, tandis que les places boursières asiatiques enregistraient des hausses marquées à l’ouverture. Cette réaction illustre l’impact économique considérable de la crise et l’espoir d’une désescalade. La période de trêve qui s’ouvre constitue désormais une opportunité critique, bien que fragile, pour tenter de trouver une issue diplomatique à un conflit dont les conséquences humanitaires et géopolitiques restent profondes.

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