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Trump et le patron d’Anthropic, un dîner pour enterrer la hache de guerre

Donald Trump a confirmé qu’il partageait le repas du soir avec Dario Amodei, le fondateur d’Anthropic, une figure qu’il présente comme « très respectée ».…

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Trump et le patron d'Anthropic, un dîner pour enterrer la hache de guerre

Donald Trump a confirmé qu’il partageait le repas du soir avec Dario Amodei, le fondateur d’Anthropic, une figure qu’il présente comme « très respectée ». Une première rencontre en tête-à-tête après des mois de vives tensions entre le gouvernement américain et la start-up.

Le président américain a lâché la nouvelle dimanche, à son arrivée sur la base militaire d’Andrews, près de Washington. Il y a confirmé qu’il retrouverait Dario Amodei autour d’un repas le soir même, glissant au passage que le patron d’Anthropic était quelqu’un de « très respecté ». Il en a profité pour plaisanter sur le rythme effréné de ses journées, assurant qu’il tenait le coup malgré leur longueur. Il s’agirait du tout premier face-à-face entre les deux hommes.

Le rapprochement surprend, tant les derniers mois ont été électriques. En février, Anthropic avait refusé que ses outils servent à concevoir des armes entièrement autonomes ou à surveiller massivement la population à l’intérieur du pays. Une prise de position qui lui a valu des sanctions de l’administration. Donald Trump avait alors balayé ces réserves éthiques et traité les dirigeants de l’entreprise de « cinglés de gauche ». Mi-septembre, il raillait encore Dario Amodei, lui reprochant de « faire semblant d’être un parfait petit ange » après que celui-ci avait appelé à ralentir le développement de l’IA, au nom des risques de perte de contrôle de cette technologie.

Le contexte juridique rend la scène d’autant plus notable. Deux jours avant ce dîner, une cour d’appel fédérale a validé la décision du Pentagone de classer Anthropic dans la catégorie des « risques pour la chaîne d’approvisionnement ». Conséquence directe, l’armée américaine n’a plus le droit d’utiliser ses modèles.

Derrière cette soirée se joue un bras de fer bien plus large. Washington estime que les poids lourds du secteur, OpenAI, Anthropic, Google et Meta, ne peuvent pas se permettre de ralentir, de crainte que la Chine prenne l’avantage, et ce malgré les inquiétudes exprimées par l’industrie elle-même. Symbole de ces équilibres mouvants, Dario Amodei était absent du dîner d’État offert en l’honneur du président chinois Xi Jinping, où la plupart des grands patrons américains de l’IA avaient répondu présent, dont son grand rival Sam Altman, à la tête d’OpenAI. Donald Trump et le président de la Chambre des représentants, Mike Johnson, doivent de leur côté recevoir mardi les principaux dirigeants américains du secteur.

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