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Titres-restaurant : le gouvernement rejette le double plafond, les restaurateurs en colère


La mesure phare de la réforme, autorisant l’usage des titres tous les jours, ne suffit pas à calmer la grogne des professionnels de la restauration, qui dénoncent une concurrence déloyale.
Le gouvernement a officialisé une extension des conditions d’utilisation des titres-restaurant, désormais valables sept jours sur sept, y compris les dimanches et jours fériés, sur l’ensemble du territoire. Cette décision, présentée comme un moyen de soutenir les ménages préparant leurs repas à domicile, n’a pas convaincu les acteurs du secteur de la restauration et de l’artisanat alimentaire. Ces derniers réclamaient depuis longtemps un dispositif différencié selon les types de commerces, avec un plafond quotidien adapté au taux de TVA applicable.
Leur proposition visait à instaurer une limite de 25 euros pour les établissements bénéficiant d’un taux de TVA à 10 %, comme les restaurants, contre 10 euros pour les produits alimentaires de base, soumis à une TVA réduite de 5,5 %. Une distinction qui aurait favorisé les petits commerces face à la grande distribution, où la majorité des produits sont concernés par le taux le plus bas. Mais l’exécutif a jugé ce mécanisme trop complexe à mettre en place, suscitant l’incompréhension des professionnels.
Autre point de friction : les commissions prélevées sur chaque transaction. Alors que les frais pour les paiements par carte bancaire restent marginaux, ceux appliqués aux titres-restaurant peuvent dépasser 4 %, grevant davantage les marges des commerçants. Si certains acteurs réclamaient une baisse de ces prélèvements, les représentants de la restauration estiment que l’enjeu principal résidait dans l’instauration du double plafond. Sans cette mesure, ils redoutent un déséquilibre croissant au profit des enseignes de grande distribution, accentuant les difficultés économiques des petits établissements.
La colère des professionnels ne faiblit pas, certains allant jusqu’à qualifier ces arbitrages de « mort programmée » pour leur secteur. Ils dénoncent une réforme qui, selon eux, sacrifie les intérêts des artisans et restaurateurs au profit des géants de la distribution.





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