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Tensions à l’Assemblée : l’examen de la réforme de l’audiovisuel public suspendu après un incident avec Dati


L’examen du projet de holding France Médias a été interrompu en commission après un échange houleux entre la ministre de la Culture et une fonctionnaire, provoquant la colère des opposants.
La réforme visant à restructurer l’audiovisuel public a connu un nouvel accroc mardi soir. Les débats en commission à l’Assemblée nationale ont été suspendus à la suite d’un vif échange entre Rachida Dati et une administratrice. Les députés de gauche ont dénoncé un incident qu’ils jugent inacceptable, tandis que l’entourage de la ministre minimise l’altercation, parlant simplement d’une discussion animée.
La présidente de la commission des Affaires culturelles, Fatiha Keloua Hachi, a pris la décision d’interrompre l’examen du texte, affirmant ne pas tolérer de tels comportements. Cette suspension intervient alors que le gouvernement venait de déposer des amendements en dernière minute, une pratique vivement critiquée par l’opposition. Selon les proches de la ministre, ces modifications étaient nécessaires pour contrer ce qu’ils qualifient d’obstruction systématique de la gauche.
Le projet de loi, déjà adopté en première lecture au Sénat en 2023, prévoit la création d’une entité mère, France Médias, qui superviserait France Télévisions, Radio France et l’Ina. Initialement, France Médias Monde devait en faire partie, mais le gouvernement envisage désormais de l’exclure du périmètre. La ministre a défendu une réforme qui, selon elle, évitera l’affaiblissement face aux géants du numérique, tout en assurant qu’elle ne se fera pas au détriment des salariés.
Pendant ce temps, les syndicats maintiennent la pression. Une nouvelle journée de grève a perturbé les antennes de Radio France, avec un taux de participation élevé parmi les journalistes. À France Télévisions, en revanche, la mobilisation est restée limitée. Les opposants au projet dénoncent une réforme qui, sous couvert de rationalisation, cacherait une logique de coupes budgétaires.
Le calendrier législatif reste incertain. Initialement prévu pour le 10 avril, le passage du texte dans l’hémicycle pourrait être repoussé en raison de l’examen prioritaire d’un autre projet de loi. Rachida Dati espère malgré tout une adoption définitive avant l’été, tandis que le Rassemblement national, lui, plaide pour une privatisation pure et simple des médias publics.





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