Planète
Quarante espèces migratrices obtiennent une protection internationale renforcée

La quinzième conférence des parties de la Convention de l’ONU sur les espèces migratières s’est achevée au Brésil avec l’adoption de mesures de sauvegarde pour plusieurs dizaines d’animaux, dont certains emblématiques.
La liste des espèces bénéficiant d’une protection internationale s’est allongée de manière significative. À l’issue de sa session plénière finale, la quinzième réunion des parties à la Convention sur la conservation des espèces migratières a entériné l’inscription de quarante animaux supplémentaires. Cette décision engage juridiquement les cent trente-trois parties signataires à mettre en œuvre des actions concrètes pour leur préservation.
Parmi les nouveaux venus figurent des oiseaux aussi célèbres que le harfang des neiges, rendu populaire par la littérature, ou la barge hudsonienne, un oiseau limicole dont les migrations épiques le long du continent américain sont aujourd’hui compromises. Le grand requin-marteau, plusieurs mammifères terrestres comme la hyène rayée, et des espèces aquatiques telles que la loutre géante du Brésil font également partie des ajouts.
Les travaux se sont déroulés dans la région du Pantanal, un haut lieu de la biodiversité mondiale. Le cadre de la convention impose aux États membres des obligations précises. Ils doivent désormais protéger les espèces classées comme menacées, œuvrer à la conservation et à la restauration de leurs habitats, réduire les entraves à leurs déplacements et renforcer la coopération transfrontalière.
Cette mobilisation intervient dans un contexte préoccupant. Des évaluations récentes indiquent que près de la moitié des espèces migratrices suivies voient leurs populations diminuer, et qu’un quart d’entre elles sont confrontées à un risque d’extinction à l’échelle globale. Un rapport distinct a par ailleurs souligné le déclin critique des migrations de poissons d’eau douce, gravement affectées par les activités humaines.
L’importance de ces flux biologiques a été rappelée lors de l’ouverture de l’événement. La préservation de ces animaux, dont les parcours relient des écosystèmes et transcendent les frontières politiques, est présentée comme une condition essentielle à la santé des écosystèmes planétaires. Le Brésil, qui avait déjà accueilli une conférence climatique majeure l’an dernier, confirme ainsi son rôle d’hôte pour les grandes négociations environnementales internationales.

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