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Politique

Présidentielle 2022 : Marine Le Pen et Eric Zemmour obtiennent leurs 500 parrainages

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Les candidats à la présidentielle Marine Le Pen et Éric Zemmour, qui étaient à la peine dans la récolte de leurs parrainages, ont obtenu les 500 paraphes d’élus nécessaires pour se présenter à ce scrutin, ainsi que le souverainiste Nicolas Dupont-Aignan, selon le Conseil constitutionnel.

Éric Zemmour comptait mardi 620 parrainages, Nicolas Dupont-Aignan 532, et Marine Le Pen 503, selon la liste publiée mardi par l’institution sur son site.

Les prétendants à l’Élysée ont jusqu’à vendredi 18H00 pour transmettre leurs précieux sésames au Conseil constitutionnel, qui devra ensuite encore vérifier que les parrainages proviennent d’au moins 30 départements différents.

Les trois candidats rejoignent ainsi les huit autres prétendants ayant déjà obtenu les signatures nécessaires pour être formellement sur la ligne de départ lors du premier tour le 10 avril.

La candidate LR Valérie Pécresse caracole en tête avec 2.457 paraphes, suivie par le président Emmanuel Macron, qui doit toujours formaliser sa candidature d’ici vendredi, avec 1.785 parrainages, puis la socialiste Anne Hidalgo (1.318), le candidat LFI Jean-Luc Mélenchon (808), l’écologiste Yannick Jadot (669), le communiste Fabien Roussel (613), le député Jean Lassalle (602) et la candidate de Lutte ouvrière Nathalie Arthaud (568).

Parmi les candidats ne disposant pas encore des 500 signatures, Christiane Taubira en comptait 181 mardi. 

Le président du MoDem François Bayrou, un proche allié du président sortant Emmanuel Macron, avait annoncé dimanche qu’il accorderait son parrainage à Marine Le Pen, au nom de la démocratie. 

Il avait indiqué vendredi que son initiative de « banque des parrainages » avait recueilli le soutien de 365 signataires, une réserve a priori suffisante pour garantir à Marine Le Pen et Eric Zemmour de pouvoir concourir.

Le Premier ministre Jean Castex avait appelé mardi dernier les élus à « apporter leurs parrainages » aux candidats à la présidentielle, en soulignant qu’une telle démarche « n’est pas automatiquement synonyme de soutien politique ».

Près de 42.000 élus, dont 34.000 maires, peuvent accorder leur parrainage. 

Le Conseil constitutionnel met en ligne sur son site deux fois par semaine, le mardi et le jeudi, la liste actualisée en temps réel.

France

Nouveau Front populaire : la gauche scelle l’union et annonce un « programme de gouvernement »

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Nouveau Front populaire : la gauche scelle l'union et annonce un "programme de gouvernement"

Le « Nouveau Front populaire » de la gauche française présente un programme de gouvernement commun pour les législatives anticipées, marqué par une intense négociation et des attentes d’union, malgré quelques dissensions internes.

Un ouf de soulagement à gauche : après quatre jours d’intenses négociations entre ses principaux partis, le « Nouveau Front populaire » a annoncé avoir scellé un « programme de gouvernement » pour accompagner des « candidatures uniques » aux législatives anticipées des 30 juin et 7 juillet.

« Nous avons réussi. Une page de l’Histoire de France s’écrit », s’est réjoui sur X le premier secrétaire du Parti socialiste Olivier Faure alors que le leader insoumis Jean-Luc Mélenchon a salué « un événement politique considérable en France ». « Le changement est en route », a tweeté le chef des communistes Fabien Roussel alors que la patronne des Écologistes Marine Tondelier a estimé qu’une « immense attente d’union s’est exprimée. Avec des candidatures et un programme commun ».

Cependant, Raphaël Glucksmann, en tête de la gauche pour les européennes, reste muré dans le silence. « C’est compliqué », a commenté un de ses proches, interrogé pour savoir si Place publique validait le programme. Le mouvement de l’essayiste avait pourtant bien signé l’accord de principe trouvé entre les différentes formations de gauche du « Nouveau Front populaire » dès lundi soir.

Une conférence de presse commune entre les différentes formations de gauche devrait avoir lieu vendredi. Les partis de gauche scellent ainsi une nouvelle alliance, deux ans après la création de la Nupes, qui, après beaucoup de désaccords entre ses membres, avait fini par éclater après les attaques du Hamas le 7 octobre 2023 en Israël.

François Hollande, pourtant très critique du style et de la ligne de La France insoumise et de Jean-Luc Mélenchon, a dit sur TF1 approuver ce « Nouveau Front populaire ». Après quatre jours de tractations, les voyants étaient au vert pour que cette communication commune se fasse jeudi. « On va atterrir, il y a une vraie avancée », expliquait en début d’après-midi un négociateur socialiste alors que les différents responsables de gauche étaient réunis au QG des Écologistes.

Dans la matinée, la tonalité était pourtant bien différente, les discussions semblant alors achopper sur la répartition des circonscriptions et certains points du programme. « Il y avait une crainte pour que nous n’y parvenions pas », avait reconnu Fabien Roussel au journal de 13h00 de TF1. Mais « à l’heure où je vous parle, je suis beaucoup plus optimiste, et nous devrions normalement pouvoir tenir l’engagement que nous avons pris ici en début de semaine », de constituer une nouvelle alliance de gauche pour lutter contre l’extrême droite lors des législatives, avait ajouté le patron des communistes.

En milieu de journée, un responsable socialiste racontait que la réunion sur le programme était « suspendue » tant que la discussion sur la répartition des circonscriptions « n’est pas débloquée ». Les deux négociations se tenaient séparément, mais les avancées de l’une avaient des conséquences sur l’autre, obligeant les différents acteurs des débats à un délicat jeu d’équilibriste. LFI veut « garder toutes les circonscriptions gagnables », soupirait la source socialiste.

Écologistes, socialistes, Insoumis et communistes sont tombés d’accord dans la semaine sur le nombre de circonscriptions allouées à chaque parti dans le cadre des candidatures uniques : 229 pour LFI, 175 pour le PS, 92 pour les Écologistes et 50 pour le PCF.

Sur la question du programme, « chacun y a mis du sien pour avoir le programme le plus clair (…) y compris sur la qualification des crimes qui ont été commis le 7 octobre » par le Hamas en Israël », mais aussi sur « la libération des otages », a indiqué Fabien Roussel.

Reste une question primordiale à trancher : qui incarnera cette alliance en passe de prendre vie. Et sur cet aspect plane l’ombre de Jean-Luc Mélenchon. Après s’être déclaré « capable » de devenir le nouveau locataire de Matignon, il a rappelé au reste de la gauche qu’il n’était pas en dehors du jeu. Tout en précisant qu’il souhaitait un profil fédérateur, ce qui n’est pas le point fort du tribun insoumis. Olivier Faure a dit toutefois « ne pas disqualifier » le triple candidat à la présidentielle pour le poste de Premier ministre.

Mais toute la gauche pourrait-elle se rallier derrière lui en cas de victoire ? « Chaque problème en son temps », évacue un élu communiste.

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France

Législatives : le RN à 31 %, la gauche unie à 28 % et la majorité à 18 %, selon un sondage

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Législatives : le RN à 31 %, la gauche unie à 28 % et la majorité à 18 %, selon un sondage

Le RN obtiendrait 31 % des voix au premier tour des législatives le 30 juin devant l’alliance de gauche à 28 %, la majorité à 18 % et LR à 6,5 %, selon un sondage Elabe qui donne une majorité relative en sièges au parti de Jordan Bardella à l’issue du second tour le 7 juillet.

Le Rassemblement National (RN) obtiendrait 31 % des voix au premier tour des législatives le 30 juin, devant l’alliance de gauche à 28 %, la majorité présidentielle à 18 % et Les Républicains (LR) à 6,5 %, selon un sondage Elabe. Ce sondage prévoit une majorité relative en sièges pour le parti de Jordan Bardella à l’issue du second tour le 7 juillet.

Dans cette enquête réalisée pour BFMTV et La Tribune Dimanche, « en fonction du rapport de force actuel mesuré dans l’intention de vote et du résultat aux élections précédentes, le Rassemblement National obtiendrait entre 220 et 270 sièges, l’alliance de gauche entre 150 et 190 sièges, Renaissance/alliés entre 90 et 130 sièges, LR/DVD entre 30 et 40 sièges et les autres forces politiques entre 10 et 20 sièges ».

L’institut précise que ce sondage a été réalisé « en majeure partie » avant la conférence de presse d’Emmanuel Macron.

Selon cette enquête, 57 % des inscrits sur les listes électorales se disent certains d’aller voter et 10 % l’envisagent sérieusement.

58 % des Français, et 56 % des électeurs LR, estiment qu’Éric Ciotti a eu tort de se prononcer pour un accord avec le RN.

43 % des Français considèrent que le RN va gagner les élections et avoir le plus de députés, 10 % l’alliance de gauche, 10 % la majorité présidentielle et 37 % ne savent pas.

Le sondage a été réalisé par internet du 11 au 12 juin auprès d’un échantillon de 1 502 personnes représentatif des résidents de France métropolitaine âgés de 18 ans et plus, dont 1 422 inscrits sur les listes électorales. Selon les résultats, la marge d’erreur est comprise entre 1,1 et 2,5 % à la hausse ou à la baisse.

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France

Nouveau séisme à droite : Eric Zemmour annonce l’exclusion de Marion Maréchal de Reconquête

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Nouveau séisme à droite : Eric Zemmour annonce l'exclusion de Marion Maréchal de Reconquête

Eric Zemmour a annoncé mercredi l’exclusion de Reconquête de sa tête de liste aux élections européennes, Marion Maréchal, dénonçant une « trahison » de l’eurodéputée qui venait d’appeler à voter pour les candidats soutenus par le Rassemblement National aux législatives anticipées.

La dissolution de l’Assemblée nationale rebat des cartes et le jeu des alliances commence. À gauche, tout le monde s’unit contre l’extrême droite, malgré les désaccords de longue date. La macronie appelle tous les partis à collaborer, y compris le PS avec les LR.

« Elle accomplit le bout du chemin, c’est-à-dire qu’elle s’exclut d’elle-même de ce parti qu’elle a toujours méprisé », a affirmé Eric Zemmour, accusant son ex-alliée de « mentir » et d’être « entourée par des professionnels de la trahison ». Lors d’un point de presse tenu un peu plus tôt, Marion Maréchal s’était montrée très offensive envers le président de son parti, dénonçant la « triple faute » d’Eric Zemmour à qui elle reproche de vouloir présenter des candidats Reconquête contre le RN.

« Présenter des candidats de Reconquête dans les circonscriptions législatives, c’est prendre le risque infini de faire gagner des députés macronistes ou d’extrême gauche », avait-elle affirmé, refusant de « participer à une énième division des droites » et actant la fracture avec M. Zemmour.

Ces accusations ont été réfutées par ce dernier : « Je suis et je serai toujours pour le rassemblement. J’affirme que Reconquête et moi-même sommes prêts à retirer des candidats en cas d’accord avec le RN, les LR et tous les autres partis de bonne volonté », a-t-il écrit sur X, se disant « écoeuré et blessé ».

Les dissensions entre le candidat malheureux à la présidentielle, qui a multiplié les attaques envers le RN, et Mme Maréchal, plus encline à l’ouverture, avaient animé les derniers jours, jusqu’à l’abandon des négociations entre Reconquête et le parti à la flamme mardi.

« Nous refusons le principe de candidatures de division », contre l’alliance conclue entre le patron exclu des Républicains Eric Ciotti et le Rassemblement national, a lancé mercredi Mme Maréchal. Elle était accompagnée de Guillaume Peltier et Nicolas Bay, vice-présidents de Reconquête, et Laurence Trochu. Les trois, ainsi que Marion Maréchal, ont été élus eurodéputés Reconquête dimanche.

« Ils devraient remettre leur mandat, ils sont quatre députés européens qui trahissent tous nos militants 48 heures après (leur élection). C’est le record du monde de la trahison », a lancé Eric Zemmour.

Après la déclaration de Marion Maréchal, le président du RN, Jordan Bardella, grand vainqueur des européennes, avait salué « une déclaration responsable qui va dans le sens d’une dynamique patriote pour gagner et pour agir demain », dans un message publié sur X. La veille, il avait frontalement attaqué Eric Zemmour, estimant que « les invectives qu’il a multipliées à l’égard du Rassemblement national et les positions parfois très excessives qu’il peut prendre ont rendu les conditions d’un accord caduques ».

Plusieurs sources ont par ailleurs confirmé une information selon laquelle quatre membres de Reconquête, réputés proches de Marion Maréchal, ont décroché mercredi une investiture RN pour les législatives. Pourrait-il y en avoir davantage ? « Dans le projet d’accord avec le RN qui a finalement capoté, il y avait 60 circonscriptions, dont dix à quinze gagnables… », souffle un connaisseur du dossier.

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