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Paris 2026 : l’ultime face-à-face avant le verdict des urnes

À trois jours du premier tour, les deux principaux prétendants à l’Hôtel de Ville ont tenu leurs derniers grands rassemblements. La candidate de la droite et du centre a plaidé pour le rassemblement face à la gauche, quand son rival, porté par une large coalition, a dénoncé une « complaisance » avec l’extrême droite.
Devant leurs partisans respectifs, Rachida Dati et Emmanuel Grégoire ont livré jeudi leurs ultimes arguments. La campagne pour la mairie de Paris entre dans sa phase décisive, alors que les intentions de vote restent extrêmement resserrées. Aucun scénario ne semble exclu à l’issue du premier tour, rendant les recompositions de l’entre-deux-tours potentiellement déterminantes.
Au Cirque d’Hiver, Emmanuel Grégoire, candidat d’une union de la gauche excluant La France insoumise, s’est adressé à une foule nombreuse. Il a mis en garde contre ce qu’il a présenté comme une convergence objective entre la droite traditionnelle et les formations d’extrême droite. Selon lui, cette dynamique vise à s’emparer de la capitale pour peser sur l’échéance présidentielle de 2027. Il a réaffirmé son refus de toute alliance avec le camp de Sophia Chikirou, la candidate LFI, dont il espère qu’elle ne franchira pas le seuil du second tour.
Quelques kilomètres plus loin, à l’Elysée Montmartre, Rachida Dati a appelé à la mobilisation pour un « vote utile ». La candidate du parti Les Républicains et du MoDem a exhorté les électeurs du centre et de la droite à se rassembler derrière sa candidature pour empêcher, selon ses termes, l’arrivée au pouvoir d’une « gauche radicale ». Elle a toutefois réitéré son refus catégorique de tout accord avec la candidate de Reconquête, Sarah Knafo, jugeant son programme incompatible avec les attentes des Parisiens.
La campagne a été marquée par des polémiques récurrentes, notamment sur la gestion des activités périscolaires. Emmanuel Grégoire, ancien premier adjoint de la maire sortante Anne Hidalgo, a promis une rupture totale et des résultats rapides. Dans un contexte de forte fragmentation de l’électorat, la stratégie du candidat Pierre-Yves Bournazel, qui se présente comme une « troisième voie » et refuse de se rallier à l’un ou l’autre des deux favoris, ajoute une incertitude supplémentaire. L’issue du scrutin semble désormais suspendue à la capacité des principaux candidats à convaincre, dans les dernières heures, un électorat encore indécis.

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