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Non à la taxe sur les colis, l’Ukraine joue gros avec ses créanciers

Le Parlement ukrainien a enterré un projet de taxe sur les colis internationaux, pourtant réclamé par le FMI et l’UE. Sans cette réforme, les milliards…

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Non à la taxe sur les colis, l'Ukraine joue gros avec ses créanciers

Le Parlement ukrainien a enterré un projet de taxe sur les colis internationaux, pourtant réclamé par le FMI et l’UE. Sans cette réforme, les milliards attendus par Kyiv pour la défense pourraient ne jamais arriver.

Mardi, les députés de la Rada ont balayé un texte qui devait instaurer une taxe sur les colis venus de l’étranger. Ce vote intervient alors que l’Ukraine doit financer sa défense face à l’agression russe. Le gouvernement voyait dans cette mesure une condition nécessaire pour débloquer l’aide du FMI et de l’Union européenne.

La taxe visait les colis dont les marchandises valent moins de 150 euros. Selon le ministère des Finances, elle aurait rapporté environ 10 milliards de hryvnias par an, soit près de 194 millions d’euros. Une somme non négligeable alors que le déficit pour les besoins de défense atteint 27 milliards de dollars. Le Premier ministre a prévenu que les risques financiers s’aggravent et que le pays doit accélérer ses réformes.

Ce rejet s’explique par la crainte d’alourdir la facture pour une population déjà éprouvée par quatre ans de guerre. Le président de la commission parlementaire des Finances a prévenu que ce vote pourrait coûter environ quatre milliards d’euros que devaient apporter l’UE et le FMI, sans donner plus de détails. « Une catastrophe financière n’est pas seulement imminente. Elle est déjà là », a-t-il déclaré.

Sur le terrain, une mission de suivi du FMI se trouve à Kyiv cette semaine pour examiner le programme de prêts. Le gouvernement espère recevoir 30 milliards de dollars de ses partenaires cette année, à condition de tenir ses engagements. Le Premier ministre a insisté sur le fait que les décisions sont entre leurs mains, mais que les obligations envers les créanciers n’ont pas toutes été remplies. Si rien ne bouge, le pays pourrait faire face à d’importants risques financiers.

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