Économie
Volkswagen enquête sur le renvoi de 107 jeunes diplômés par un de ses fournisseurs chinois
Le géant allemand a ouvert une enquête après le licenciement brutal de jeunes recrues par un sous-traitant qui travaille aussi pour Mercedes et BMW.…


Le géant allemand a ouvert une enquête après le licenciement brutal de jeunes recrues par un sous-traitant qui travaille aussi pour Mercedes et BMW. L’affaire enflamme les réseaux sociaux chinois et pose la question du respect du droit du travail.
Volkswagen ne laisse pas passer. Le constructeur allemand a annoncé l’ouverture d’une enquête après le renvoi de 107 jeunes diplômés par Changzhou Xingyu Automotive Lighting Systems, un important fournisseur chinois d’éclairage automobile. Cette société fournit également Mercedes et BMW. D’après les informations rapportées par la presse chinoise, les contrats de travail de ces jeunes recrues ont été résiliés brutalement, du jour au lendemain.
L’affaire a rapidement enflammé les réseaux sociaux chinois. Elle a relancé le débat sur le droit du travail et l’emploi des jeunes, tout en mettant en évidence les risques de non-conformité pour les fournisseurs locaux et leurs clients internationaux. Volkswagen a réagi dans un communiqué. Le groupe affirme que les valeurs et les droits fondamentaux doivent être respectés et protégés tout au long de sa chaîne d’approvisionnement. Il ajoute prendre très au sérieux toute allégation de violation et qualifie sa démarche de procédure standard.
Concernant le sort des jeunes diplômés, les informations publiées en Chine indiquent qu’ils auraient eu le choix entre deux options. La première, démissionner contre une indemnité équivalente à un demi-mois de salaire. La seconde, accepter une réaffectation à des postes d’ouvriers à la chaîne dans une usine, avec une rémunération réduite. Des conditions qui ont provoqué l’indignation, d’autant que ces jeunes venaient tout juste de terminer leurs études.
Changzhou Xingyu Automotive Lighting Systems n’a pas répondu aux demandes de commentaire concernant l’enquête de Volkswagen. Mais jeudi, l’entreprise a publié une lettre d’excuses sur son site web. Elle y reconnaît des défaillances en matière de gestion et de communication dans le traitement de ces licenciements, sans toutefois confirmer les options proposées aux jeunes diplômés. Le groupe a suspendu son directeur des ressources humaines et promis d’améliorer ses processus internes et ses mesures d’accompagnement.
Les autorités de la ville de Changzhou ont mené leur propre enquête. Elles ont confirmé la résiliation des contrats des 107 jeunes diplômés et critiqué la gestion des négociations, jugée « simpliste et rigide ». Elles ont aussi pointé un manque de communication adéquate de la part de l’entreprise. Une affaire qui illustre la pression exercée sur les jeunes travailleurs chinois et la fragilité de leur protection face aux employeurs.
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