Économie
Frasers veut la majorité absolue chez Hugo Boss
Le groupe britannique détenu par Mike Ashley compte dépasser les 50% du capital de la maison allemande. Il remet aussi en cause la place de son président…


Le groupe britannique détenu par Mike Ashley compte dépasser les 50% du capital de la maison allemande. Il remet aussi en cause la place de son président du conseil de surveillance.
L’enseigne britannique Frasers, chapeautée par Mike Ashley, ne compte pas s’arrêter en chemin. Après avoir vu son projet de rachat à 2 milliards d’euros capoter en juin, elle annonce vouloir monter au-delà de la moitié du capital de la griffe allemande. Une façon de prendre le contrôle total d’une maison qui lui échappe encore.
Depuis le lancement de son offre de rachat en juin, Frasers a déjà considérablement musclé sa position. Sa part est passée de 26% à 48%, ce qui en fait le premier actionnaire de Hugo Boss. Pourtant, le groupe reste discret sur la méthode et le calendrier envisagés pour franchir ce nouveau seuil. Son communiqué à la Bourse de Londres ne donne aucune précision. En Bourse, les investisseurs digèrent l’information sans grand enthousiasme. Le titre Frasers cède un peu de terrain, pendant que celui de Hugo Boss avance très légèrement.
L’autre sujet qui fâche, c’est Stephan Sturm. Frasers dit réexaminer son soutien au président du conseil de surveillance de Hugo Boss. Si le groupe décide de se désengager de lui, il le fera savoir publiquement, sans plus d’explications. Une position qui en dit long sur l’état d’esprit du britannique. Pour Andrew Wade, analyste chez Jefferies, franchir le seuil des 50% aurait des conséquences lourdes sur les comptes de Frasers et compliquerait sérieusement sa communication financière. Le même observateur y voit une volonté de plus en plus interventionniste de la part du groupe.
Les relations entre les deux maisons sont loin d’être apaisées. En novembre, Frasers avait déjà déclaré avoir perdu confiance en Stephan Sturm, avant de faire machine arrière en juin pour soutenir à nouveau le président du conseil de surveillance et le président du directoire Daniel Grieder. En juillet, la presse britannique rapportait que le groupe voulait installer son directeur général Michael Murray à la tête de la direction de Hugo Boss. De son côté, Hugo Boss reste de marbre. La maison allemande répète que le communiqué de Frasers ne change rien et que Stephan Sturm conserve son poste. Le mois dernier, elle disait encore vouloir maintenir une relation constructive avec son actionnaire tout en poursuivant sa stratégie de croissance durable jusqu’en 2028.
À lire aussi





PlanèteEn Ligne 5 joursSable du Sahara et canicule, la Corse étouffe sous les particules fines



PlanèteEn Ligne 6 joursCoulée de boue meurtrière au Tibet, Xi Jinping ordonne une mobilisation totale



PolitiqueEn Ligne 5 joursRoland-Garros se transforme en ring politique pour les prétendants à l’Élysée



ÉconomieEn Ligne 2 joursLe durian chasse le café des hauts plateaux vietnamiens



CultureEn Ligne 7 joursDolly Parton est morte à 80 ans, l’Amérique pleure son icône country



SportsEn Ligne 3 joursLe promu Troyes s’envole, Angers s’illumine, Auxerre s’enlise



PolitiqueEn Ligne 4 jours« Je voterai très à droite » les électeurs de Bruno Retailleau le somment de rester candidat



SportsEn Ligne 5 joursSurprise sur le bassin d’Amsterdam, l’aviron français prend le bronze








