Monde
Netanyahu face à un tournant stratégique sur Gaza


Le Premier ministre israélien s’apprête à trancher sur l’avenir des opérations militaires, tandis que les tensions persistent avec l’état-major.
Le gouvernement israélien se réunit ce jeudi pour déterminer la suite des opérations dans la bande de Gaza, où la perspective d’une intensification des combats soulève des inquiétudes croissantes. Les familles des otages détenus par le Hamas multiplient les appels à la prudence, tandis que les militaires affichent leur détermination à poursuivre leurs objectifs.
La réunion du cabinet de sécurité, prévue en fin de journée, devrait statuer sur l’évolution du conflit après près de deux ans d’hostilités. Plusieurs médias locaux évoquent la possibilité d’une occupation totale du territoire palestinien, une option qui suscite des réserves au sein même de l’armée. Plus tôt dans la journée, des proches des captifs ont symboliquement pris la mer depuis Ashkelon pour alerter la communauté internationale sur le sort de leurs disparus.
Le chef d’état-major, le général Eyal Zamir, a réaffirmé la position de l’armée, soulignant que les opérations se poursuivraient « sans restriction » pour neutraliser les menaces. Ces déclarations interviennent alors que les forces israéliennes contrôlent déjà près des trois quarts de la bande de Gaza, selon les données des Nations unies. Les zones encore épargnées par les combats, notamment les villes de Khan Younès et Gaza, concentrent l’essentiel de la population civile, déjà éprouvée par des mois de siège et de pénuries.
La situation humanitaire reste critique, avec des distributions d’aide toujours insuffisantes pour répondre aux besoins des 2,4 millions d’habitants. Les récentes images d’otages affaiblis, diffusées par des groupes armés, ont ravivé l’émotion en Israël et relancé les débats sur la priorité à accorder à leur libération.
Alors que les discussions se poursuivent sur le scénario post-conflit, allant d’un contrôle temporaire à une présence militaire prolongée, les civils palestiniens redoutent une aggravation des violences. « Chaque jour apporte son lot d’angoisse », témoigne un habitant de Jabalia, où les frappes se poursuivent. Les autorités locales font état de nouvelles victimes civiles, illustrant le lourd tribut payé par la population.
Cette réunion cruciale intervient dans un contexte de fortes pressions, tant sur le plan militaire que diplomatique, alors que la communauté internationale suit avec attention les décisions qui façonneront l’avenir de la région.





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