Société
Martine Vassal engage la reconquête de Marseille pour la droite

La présidente de la métropole Aix-Marseille-Provence a officialisé sa candidature aux municipales de 2026, promettant de rassembler la droite et le centre face à une gauche divisée.
Martine Vassal a formalisé samedi sa candidature aux élections municipales de Marseille sous l’étiquette de la droite et du centre. Lors des universités d’été d’Une Génération pour Marseille, l’actuelle présidente du conseil départemental des Bouches-du-Rhône a affirmé que l’union qui lui avait manqué en 2020 était désormais acquise. Elle a fixé comme objectif principal de « reprendre » la ville, actuellement administrée par la gauche.
Cette annonce intervient dans un paysage politique local profondément remodelé depuis la défaite de la droite en 2020, après un quart de siècle de direction par Jean-Claude Gaudin. La candidate, qui se présente en divers droite, a placé la sécurité et le développement économique au cœur de son programme, tout en insistant sur sa ligne « d’ordre et d’autorité » distincte, selon elle, de l’extrême droite.
Le rassemblement des droites semble se structurer autour de figures telles que Renaud Muselier, président de la région Provence-Alpes-Côte d’Azur, qui a promis de mobiliser tous les moyens nécessaires pour soutenir Martine Vassal. La présence à ses côtés de Sabrina Agresti-Roubache, proche du pouvoir présidentiel, et de la sénatrice LR Valérie Boyer, symbolise cette volonté d’unité.
Face à elle, la majorité sortante navigue encore dans le flou. Benoît Payan, maire divers gauche, n’a pas officialisé sa candidature, bien qu’il ait laissé entendre son intention de se représenter. Les divisions persistent au sein de la gauche, entre écologistes tentés par une alliance large incluant La France insoumise et socialistes plus réticents. Sébastien Delogu, député LFI, a d’ores et déjà annoncé une liste dissidente.
À l’extrême droite, Franck Allisio, député RN, mise sur son ancrage local et le score de son parti aux européennes pour imposer sa candidature, sans toutefois parvenir à un rapprochement avec l’ancien sénateur RN Stéphane Ravier.
Martine Vassal devra également composer avec des défis personnels, dont une enquête préliminaire pour détournement de fonds publics, qu’elle qualifie de manœuvre politique. Par ailleurs, la possible candidature de Frédéric Collart, élu de sa majorité départementale, sous une étiquette société civile, pourrait fragmenter son électorat.
Enfin, l’introduction probable d’un mode de scrutin à deux urnes — l’une pour le conseil municipal central, l’autre pour les maires de secteur — ajoute une variable institutionnelle inédite dans une bataille qui s’annonce serrée.

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