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Marine Le Pen face au compte à rebours judiciaire

Le 7 juillet, la cour d’appel de Paris rend son verdict dans le procès des assistants parlementaires du RN. Selon la décision, Marine Le Pen pourrait être…

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Marine Le Pen face au compte à rebours judiciaire

Le 7 juillet, la cour d’appel de Paris rend son verdict dans le procès des assistants parlementaires du RN. Selon la décision, Marine Le Pen pourrait être candidate à la présidentielle de 2027 ou définitivement écartée.

Ce jour-là, les juges tranchent sur plusieurs points. Une relaxe effacerait tout et redonnerait à Marine Le Pen son éligibilité immédiate. Une condamnation à plus de deux ans d’inéligibilité l’éloignerait pour de bon de l’Élysée. Mais entre ces deux extrémités, il existe tout un éventail de possibilités qui plongent le monde politique et juridique dans un brouillard épais. La cheffe de file du Rassemblement national l’a déjà dit: elle ne fera pas campagne entravée. Si une peine de prison aménagée à domicile sous bracelet électronique tombe, elle renoncerait probablement à se présenter. Mais une durée plus courte, six mois, pourrait laisser la place à un calcul serré sur les remises de peine.

Le scénario le plus complexe, c’est une condamnation à deux ans d’inéligibilité sans exécution provisoire. Là, les experts s’arrachent les cheveux. En théorie, Marine Le Pen pourrait être candidate, car l’exécution provisoire prononcée en première instance ne serait pas reconduite en appel. Mais les recours en cassation, qu’ils viennent d’elle ou du parquet, suspendraient la peine et créeraient un effet de yoyo. Si la Cour de cassation rejette son pourvoi en janvier, elle redeviendrait inéligible juste avant le scrutin. Un casse-tête qui pourrait la pousser à renoncer à tout pourvoi pour purger sa peine le plus vite possible. Et le parquet général a lui aussi la possibilité de se pourvoir, ajoutant encore de l’incertitude.

Au bout du compte, le dernier mot revient au Conseil constitutionnel, seul juge des candidatures à la présidentielle. Plusieurs de ses membres ont déjà éclairci un point essentiel: l’éligibilité s’apprécie le jour du vote, pas au moment du dépôt des signatures. Cela signifie que même si Marine Le Pen n’est pas éligible lors de la collecte des parrainages, elle pourrait l’être le jour du premier tour. Une subtilité supplémentaire dans un dossier où chaque décision de justice peut tout faire basculer. Le 7 juillet, la France saura si la triple candidate peut encore y croire, ou si une nouvelle porte se referme définitivement.

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