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Bouteilles en plastique des élus claquent la porte du gouvernement

Des représentants d’élus locaux ont quitté une réunion sur le projet de consigne des bouteilles en plastique. Ils dénoncent une mascarade et du…

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Bouteilles en plastique des élus claquent la porte du gouvernement

Des représentants d’élus locaux ont quitté une réunion sur le projet de consigne des bouteilles en plastique. Ils dénoncent une mascarade et du greenwashing.

Mardi, le ton est monté d’un cran. Plusieurs associations de collectivités ont claqué la porte d’une réunion organisée par le ministère de la Transition écologique. Nicolas Garnier, de l’association Amorce, résume leur sentiment. Pour lui, il s’agit d’une parodie de concertation et d’une vaste opération de greenwashing. Certaines ONG et associations de consommateurs les ont rejoints dans leur mouvement de protestation.

Le mot consigne est au cœur du problème. Pour le grand public, ce terme évoque souvent le retour des bouteilles en verre pour les laver et les réutiliser. Mais ici, le gouvernement ne prévoit pas de réemployer les bouteilles en plastique. Il s’agit simplement de les collecter pour les recycler. Une nuance de taille pour les élus, qui estiment que cette mesure est moins vertueuse pour l’environnement. Leur vrai combat s’attaque à la racine du problème. Ils veulent réduire l’utilisation du plastique, pas seulement gérer les déchets en aval.

Derrière cette opposition, il y a des objectifs chiffrés à atteindre. La France doit améliorer son taux de collecte des bouteilles en plastique, qui stagnait à 58,4% en 2024. L’Union européenne fixe un objectif de 90%. Si ce seuil n’est pas atteint, la consigne pour recyclage deviendra obligatoire au 1er janvier 2029. Le gouvernement pousse donc ce projet pour éviter une échéance contraignante. Mais les élus locaux ne lâchent rien. Certains syndicats de gestion des déchets menacent même de suspendre le paiement de la taxe générale sur les activités polluantes pour faire pression sur l’exécutif.

De son côté, le ministre Mathieu Lefèvre appelle au dialogue et regrette le départ des élus. Il défend la nécessité d’agir pour rattraper le retard français. Mais pour les opposants, le vrai combat est ailleurs. Jean-François Vigier, président d’un syndicat de gestion des déchets, le dit clairement. Le problème, c’est le plastique lui-même, pas seulement son recyclage. La bataille ne fait que commencer.

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