Société
Marine Le Pen et treize cadres du RN contestent leur condamnation dans l’affaire des emplois fictifs

La présidente du groupe RN à l’Assemblée nationale et plusieurs figures du parti ont formellement interjeté appel après leur condamnation dans ce dossier sensible.
La justice française va devoir réexaminer le dossier des assistants parlementaires du Rassemblement national. Treize des vingt-cinq personnes condamnées le 31 mars dernier ont officiellement fait appel, selon des informations confirmées ce vendredi. Parmi elles figure Marine Le Pen, sanctionnée par le tribunal correctionnel de Paris à cinq ans d’inéligibilité avec application immédiate, ainsi qu’à quatre ans de prison dont deux ferme sous bracelet électronique.
Plusieurs responsables politiques de premier plan ont joint leur recours à celui de la dirigeante frontiste. Louis Aliot, maire de Perpignan et vice-président du mouvement, ainsi que Julien Odoul, élu régional en Bourgogne-Franche-Comté, comptent parmi les autres condamnés ayant saisi la cour d’appel. Le RN lui-même, frappé en tant que personne morale, a également déposé un pourvoi.
À l’inverse, la majorité des anciens collaborateurs parlementaires reconnus coupables d’avoir bénéficié de contrats présumés fictifs ont choisi de ne pas contester le verdict. Cette configuration devrait permettre d’accélérer la procédure judiciaire. Les audiences en appel concernant Marine Le Pen et ses coaccusés sont attendues pour le premier semestre 2026, avec un arrêt rendu probablement avant l’été.
Cette décision d’appel suspend l’exécution des peines prononcées en première instance, notamment l’inéligibilité qui aurait immédiatement privé la députée de Pas-de-Calais de tout mandat électif. L’affaire, qui remonte à des soupçons d’emplois injustifiés entre 2004 et 2017, continue ainsi de peser sur la vie politique française à l’approche des échéances électorales.

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