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Économie

L’OPEP prévoit une hausse ininterrompue de la demande pétrolière jusqu’en 2050

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Malgré les urgences climatiques, le cartel pétrolier anticipe une croissance soutenue de la consommation mondiale d’or noir, reléguant les énergies renouvelables au second plan.

Les projections de l’Organisation des pays exportateurs de pétrole (OPEP) dessinent un avenir énergétique toujours dominé par les hydrocarbures. Selon son dernier rapport, la demande mondiale de brut devrait augmenter de près de 19 % d’ici 2050, passant de 103,7 à 123 millions de barils par jour. Une tendance qui contredit frontalement les recommandations des climatologues, pour qui une réduction drastique des énergies fossiles est indispensable pour limiter le réchauffement climatique.

Le secrétaire général de l’OPEP a fermement rejeté l’idée d’un déclin prochain de la consommation pétrolière, qualifiant les scénarios de sortie rapide des hydrocarbures d' »irréalistes ». Les révisions à la hausse des prévisions du cartel, comparées à l’année précédente, confirment cette vision. Alors que d’autres institutions, comme l’Agence internationale de l’énergie, anticipent un plateau puis un recul de la demande dès 2030, l’OPEP mise sur une croissance continue, portée par l’expansion démographique, l’urbanisation et les besoins croissants en électricité.

Les énergies renouvelables, bien qu’en progression, resteront minoritaires dans le mix énergétique mondial. Le pétrole et le gaz représenteront encore plus de la moitié de la consommation en 2050, loin devant l’éolien et le solaire. Les pays émergents, notamment l’Inde, seront les principaux moteurs de cette demande, tandis que les économies développées commenceront à réduire leur dépendance au brut à partir de 2030-2040.

Pour répondre à cette soif persistante d’or noir, l’OPEP estime que près de 18 200 milliards de dollars d’investissements seront nécessaires d’ici 2050 dans le secteur pétrolier. Un chiffre qui illustre l’écart abyssal entre les ambitions climatiques internationales et la réalité économique des hydrocarbures, toujours perçus comme incontournables par les producteurs.

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