Économie
Les fonds en euros de l’assurance-vie affichent une embellie pour 2026
Les premiers taux annoncés pour l’année prochaine se stabilisent ou progressent légèrement, consolidant l’attractivité de ce placement face au Livret A dont la rémunération a été revue à la baisse.
Les épargnants peuvent anticiper une légère amélioration de la performance des contrats d’assurance-vie l’an prochain. Les premières déclarations des assureurs pour 2026 indiquent des rendements stables ou en hausse modérée sur les fonds en euros, ces supports à capital garanti. Cette tendance conforte la position de ce produit financier, qui bénéficie déjà d’une nette dynamique de collecte.
Plusieurs mutuelles ont dévoilé leurs orientations. La Macif maintient son taux à 2,70%, une stabilité également observée chez Ampli mutuelle (3,75%) et Aréas (2,50%). D’autres organismes, comme la MACSF et la Maif, ont pour leur part annoncé une augmentation, portant leurs rendements respectifs à 3,15% et 3,05% pour l’exercice 2025. Les observateurs s’attendent à ce que les prochaines publications s’inscrivent dans cette ligne, avec une moyenne de marché qui pourrait se situer autour de 2,65% pour 2025, contre 2,6% l’année précédente.
Cette progression, bien que limitée, intervient dans un contexte où le taux du Livret A a été significativement réduit, passant de 3% à 1,7%. L’écart de rendement apparent renforce ainsi l’intérêt pour l’assurance-vie, même si la comparaison doit être nuancée. Le rendement du Livret A est en effet net d’impôt, ce qui n’est pas le cas des gains de l’assurance-vie, soumis à prélèvements sociaux et, sous conditions, à l’impôt sur le revenu.
Plusieurs facteurs expliquent cette résilience des fonds en euros. Les assureurs mettent en avant la qualité de leur gestion d’actifs et les plus-values réalisées sur les marchés financiers. Ils ont également pu bénéficier, l’an passé, d’entrées d’argent record, rapidement investies dans des actifs comme la dette publique française. La collecte mensuelle a ainsi atteint des niveaux historiques à l’automne, reflétant un taux d’épargne des ménages toujours élevé dans un environnement économique et géopolitique incertain.
Avec plus de 2 100 milliards d’euros d’encours, l’assurance-vie confirme son statut de premier placement financier des Français. Cette manne suscite toutefois des convoitises fiscales. Des propositions parlementaires ont émergé pour alourdir la fiscalité de ces contrats, voire pour intégrer certains d’entre eux dans l’assiette d’un impôt sur la fortune dite « improductive ». Les assureurs défendent vigoureusement le modèle, arguant que les fonds collectés sont essentiels au financement de l’économie réelle, permettant aux entreprises d’investir et de créer des emplois.
Le paysage de l’épargne reste marqué par une forte concentration. Si près de vingt millions de personnes détiennent un contrat, le capital moyen, d’environ 100 000 euros, masque des disparités importantes, les patrimoines les plus importants détenant une part prépondérante des encours. Les annonces de taux se poursuivront tout au long du mois, l’Afer, une association d’épargnants, devant communiquer son propre rendement à la mi-janvier.
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