Politique
Les CCAS restent obligatoires : le gouvernement fait marche arrière

Face aux inquiétudes soulevées, le ministre François Rebsamen a confirmé le maintien de l’obligation pour les communes de plus de 1 500 habitants de disposer d’un centre communal d’action sociale.
Le gouvernement a finalement renoncé à rendre facultatifs les centres communaux d’action sociale (CCAS) pour les municipalités dépassant 1 500 habitants. Cette décision fait suite à de vives critiques émanant d’associations et d’élus locaux, inquiets des conséquences pour les populations vulnérables. Le ministre de l’Aménagement du territoire a annoncé qu’aucun amendement ne serait déposé dans le cadre des propositions de loi en cours d’examen, mettant ainsi fin aux spéculations sur une éventuelle suppression de cette obligation.
Lors d’un récent débat parlementaire, il a rappelé que le social constitue une compétence fondamentale des communes, soulignant le rôle essentiel des CCAS dans la lutte contre la précarité. Ces structures, souvent en première ligne pour accompagner les personnes en difficulté, bénéficieront donc d’un cadre légal préservé. L’idée initiale, qui visait à accorder davantage de liberté aux maires dans la gestion de leurs politiques sociales, a été abandonnée face aux craintes exprimées par les acteurs du secteur.
Plusieurs organisations, dont l’Union nationale des CCAS, avaient sonné l’alarme, dénonçant un risque d’affaiblissement des dispositifs d’aide locale. Elles rappellent que ces centres représentent un maillon indispensable du service public, notamment pour les familles monoparentales, les personnes âgées ou celles confrontées à l’isolement. Avec près de 15 000 structures réparties sur le territoire, leur maintien obligatoire apparaît comme une garantie pour les plus fragiles.
Cette annonce intervient dans un contexte où le Sénat examine un texte visant à assouplir certaines normes territoriales. Un amendement prévoyait initialement de laisser aux préfets le soin d’autoriser les communes à se passer de CCAS, une mesure désormais écartée. Le gouvernement semble ainsi avoir choisi de privilégier la stabilité des dispositifs sociaux plutôt qu’une logique de simplification administrative.

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