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L’équipe de Cash Investigation visée par une plainte après son enquête sur le périscolaire parisien
_**Une famille accuse l’émission d’avoir tardé à signaler des violences filmées en caméra cachée, ce que la production conteste fermement, invoquant son rôle de service public.**_
Une procédure judiciaire a été engagée contre les responsables de l’émission Cash Investigation. Cette action, initiée par les conseils d’une famille, reproche à l’équipe de ne pas avoir alerté les autorités après avoir capté des images montrant des sévices sur des enfants dans une école maternelle parisienne. Les avocats de la plaignante affirment que des rushes, tournés au printemps 2025, montraient des animateurs infligeant des violences physiques et psychologiques à de très jeunes élèves, ainsi qu’une agression à caractère sexuel. Ils soutiennent que ces séquences, issues de vingt-sept heures de tournage, sont restées confidentielles pendant neuf mois avant la diffusion du reportage, sans qu’aucun signalement n’ait été effectué dans l’intervalle.
De son côté, la société de production Premières Lignes, qui réalise l’émission, a vivement rejeté ces allégations, les qualifiant d’inexactes. Elle assure avoir pleinement rempli sa mission d’information publique. Selon sa version, les services compétents de la mairie de Paris avaient déjà été saisis et avaient suspendu un animateur dès le mois de mai 2025, soit au moment même du tournage, sur la base de soupçons similaires. La production précise que la journaliste présente sur place n’a pas été témoin des faits les plus graves reprochés et qu’elle a filmé, dans l’espace public de la cour, des comportements inappropriés, dont un baiser forcé. Elle souligne également avoir sollicité à plusieurs reprises les responsables municipaux pour obtenir leurs réactions, avec un délai de réponse jugé très long.
Ce contentieux intervient dans un contexte de crise profonde au sein des activités périscolaires de la capitale. Les révélations médiatiques et les contrôles renforcés ont conduit, depuis le début de l’année, à la suspension de plusieurs dizaines d’agents pour des faits de violences, dont une part importante concerne des agressions sexuelles. Le maire de Paris a lui-même reconnu l’ampleur et le caractère systémique du problème, tout en exprimant sa compréhension face à l’indignation des parents. L’affaire oppose désormais deux logiques, celle de l’enquête journalistique, qui peut nécessiter du temps pour vérifier les faits et construire un récit, et l’impératif de protection immédiate des victimes potentielles.
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