Nous rejoindre sur les réseaux

Monde

Caracas défend ses droits historiques sur l’Essequibo devant la Cour de La Haye

Article

le

Le Venezuela a plaidé mercredi devant la Cour internationale de justice que sa souveraineté sur la région contestée de l’Essequibo, riche en hydrocarbures, est intangible, dans le cadre d’un litige frontalier ancien avec le Guyana.

Devant la plus haute instance judiciaire des Nations unies, le représentant de Caracas, Samuel Reinaldo Moncada Acosta, a soutenu que les prétentions historiques du Venezuela sur ce territoire de 160 000 kilomètres carrés ne sauraient être remises en cause. Ce territoire, administré par le Guyana depuis plus d’un siècle, fait l’objet d’un contentieux qui a connu une recrudescence récente.

Les débats portent sur la validité de la sentence arbitrale du 3 octobre 1899. Rendue à l’époque coloniale britannique, elle avait fixé la frontière entre les deux nations. Le Guyana, qui défend ce tracé, a demandé à la Cour de le confirmer lors de sa plaidoirie lundi. À l’inverse, le Venezuela estime que la ligne frontalière doit être établie selon un accord de 1966, conclu avant l’indépendance du Guyana. Caracas revendique le fleuve Essequibo comme limite naturelle, reprenant la délimitation en vigueur en 1777 sous la colonisation espagnole.

Lundi, le ministre des Affaires étrangères du Guyana, Hugh Hilton Todd, avait qualifié cette affaire d’importance existentielle pour son pays. Il avait dénoncé les visées de son voisin, plus puissant, sur son territoire, estimant qu’elles entravaient son développement et menaçaient sa paix et sa sécurité. Mercredi, M. Acosta a fermement rejeté cette analyse. Il a jugé qu’il s’agissait d’une interprétation erronée des faits et du droit, et d’une présentation trompeuse de la situation.

La Cour internationale de justice pourrait mettre des mois, voire des années, à rendre son verdict. Si ses décisions ont force obligatoire, elle ne dispose d’aucun moyen pour en garantir l’exécution. M. Acosta a par ailleurs réitéré la position de Caracas, selon laquelle la Cour n’est pas compétente pour se prononcer sur ce différend.

Click to comment

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Les + Lus