Économie
L’électronique chinoise cherche l’ouverture malgré les tensions géopolitiques

Au cœur du salon Semicon de Shanghai, les industriels plaident pour une collaboration mondiale, malgré les obstacles commerciaux et technologiques.
Les stands du salon Semicon, dédié aux technologies des semi-conducteurs, ont attiré une foule nombreuse dès l’ouverture. Entre écrans lumineux et démonstrations high-tech, l’ambiance était électrique. Les entreprises chinoises y affichent leur volonté de s’imposer sur la scène internationale, malgré les restrictions imposées par Washington et ses alliés.
Plusieurs exposants ont évoqué leurs partenariats à l’étranger, certains allant jusqu’à proposer des collaborations ouvertes. Pourtant, derrière ces déclarations optimistes, une certaine prudence règne. Des représentants d’entreprises, tant locales qu’européennes, ont confié éviter d’aborder les sujets sensibles liés aux sanctions américaines.
Zhou Dongdong, responsable produit chez Wuxi Evergrand Electronic Scientific Technology, reconnaît que ces mesures affectent son secteur. Il voit cependant dans ces contraintes une opportunité pour stimuler l’innovation locale et réduire la dépendance aux technologies étrangères.
Les ambitions chinoises en matière de semi-conducteurs se heurtent à une réalité complexe. Alors que Pékin investit massivement pour atteindre l’autosuffisance, les fabricants locaux subissent les effets des restrictions commerciales. SMIC, fleuron du secteur, a ainsi annoncé une chute de ses profits malgré une croissance de son chiffre d’affaires.
Malgré ces défis, l’esprit de coopération reste vivace. Xiao Jincheng, cofondateur de Suzhou Zunheng Semiconductor Technology, souligne la nécessité d’une synergie mondiale pour faire progresser l’industrie. Un avis partagé par des experts internationaux, qui estiment que l’innovation ne peut prospérer en vase clos.
Les semi-conducteurs, désormais omniprésents dans les objets connectés comme dans les véhicules électriques, restent un enjeu stratégique. La Chine, forte de ses avancées en intelligence artificielle, cherche à consolider sa position. Les récentes performances de start-ups comme DeepSeek montrent que le pays peut rivaliser, malgré les obstacles.
Entre volonté d’ouverture et réalités géopolitiques, l’industrie électronique chinoise navigue en eaux troubles. Mais une chose est sûre, elle ne renonce pas à son rêve de leadership mondial.

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