Culture
Le groupe Kneecap blanchi après ses déclarations controversées à Glastonbury

La justice britannique a clos son enquête faute de preuves, tandis que le trio irlandais dénonce une manœuvre d’intimidation politique.
Les autorités judiciaires britanniques ont mis un terme à leurs investigations concernant les propos tenus par le groupe de rap nord-irlandais Kneecap lors du festival de Glastonbury fin juin. La police d’Avon et Somerset a confirmé dans un communiqué que le dossier avait été classé après consultation du parquet, les éléments recueillis étant jugés insuffisants pour engager des poursuites.
Lors de leur passage sur scène, les trois artistes avaient qualifié Israël d’ »État criminel de guerre » et multiplié les slogans en soutien à la Palestine, invitant le public à reprendre des invectives à l’encontre du Premier ministre Keir Starmer. Leur performance s’était déroulée dans un contexte particulièrement sensible, l’un des membres du groupe faisant l’objet d’une inculpation pour apologie du terrorisme après avoir brandi un emblème du Hezbollah lors d’un concert londonien en 2024.
Kneecap a salué cette décision sur les réseaux sociaux, y voyant la preuve que leur intervention n’avait enfreint aucune loi. Le collectif a toutefois dénoncé une enquête motivée, selon lui, par des considérations politiques. Parallèlement, les forces de l’ordre ont indiqué que d’autres investigations se poursuivaient concernant des déclarations similaires proférées par un autre artiste lors du même festival.
Les organisateurs de Glastonbury avaient exprimé leur désapprobation face à ces incidents, poussant la BBC à revoir sa politique de diffusion des concerts en direct. La chaîne publique a annoncé qu’elle ne retransmettrait plus les performances considérées comme sensibles sans délai de vérification préalable.

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