Nous rejoindre sur les réseaux

Économie

Le gouvernement français redoute l’exode fiscal des grandes fortunes

Article

le

Face aux propositions de taxation des ultra-riches, l’exécutif privilégie la stabilité économique et la compétitivité du territoire.

La ministre des Comptes publics a rejeté ce mercredi le projet d’instaurer un impôt minimum de 2 % sur les contribuables les plus aisés, une mesure pourtant défendue par certains partis politiques. Selon elle, cette taxation risquerait de provoquer le départ des grandes fortunes, privant ainsi l’État de ressources fiscales à long terme. Elle a également écarté l’idée d’une taxe de sortie, jugée inefficace après cinq années d’application.

Dans le cadre des négociations budgétaires pour 2026, le gouvernement s’est fixé un objectif d’économies de 44 milliards d’euros. Plusieurs pistes sont sur la table, dont un gel des indexations fiscales et sociales, ainsi que la suppression de deux jours fériés. Le plan prévoit par ailleurs une réduction des effectifs de la fonction publique, avec la suppression de 3 000 postes dès l’année prochaine et un non-remplacement partiel des départs à la retraite.

Ces orientations suscitent déjà des débats, certains estimant que les mesures d’austérité pèseront davantage sur les ménages que sur les patrimoines les plus élevés. Le gouvernement, quant à lui, justifie ses choix par la nécessité de préserver l’attractivité économique du pays tout en assainissant les finances publiques. Les discussions se poursuivront dans les prochaines semaines avant l’adoption définitive du budget.

Click to comment

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Les + Lus