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Le fantôme de Djokovic en 2011 plane sur les ambitions de Sinner à Roland-Garros

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Alors que Jannik Sinner s’impose comme le grandissime favori du prochain Roland-Garros, Marion Bartoli rappelle un précédent historique : la déconvenue de Novak Djokovic en 2011, pourtant dominateur, face à la terre battue parisienne.

À l’approche du tournoi de Roland-Garros, prévu du 24 mai au 7 juin, la question agite les observateurs : quel joueur pourrait contester la suprématie de Jannik Sinner ? L’absence de Carlos Alcaraz, forfait pour le Grand Chelem parisien, renforce l’impression de domination absolue de l’Italien. Ce dernier vient d’enchaîner deux titres en Masters 1000 sur ocre, à Monte-Carlo et Madrid, et pourrait même réussir un exploit inédit en s’imposant également à Rome ce dimanche, réalisant ainsi le fameux « Masters d’or ».

Depuis son élimination en demi-finale à l’Open d’Australie, le numéro un mondial affiche une forme étincelante, ponctuée par le « Sunshine Double » (victoires à Indian Wells et Miami). Seul un revers en quarts de finale à Doha vient ternir un bilan quasi parfait. Pourtant, Marion Bartoli invite à la prudence. L’ancienne championne de Wimbledon établit un parallèle saisissant avec la saison 2011 de Novak Djokovic, alors tout aussi impressionnant, mais qui avait échoué à Paris.

« Sinner a dépassé le record de Djokovic en termes de victoires consécutives en Masters 1000, mais à l’époque, Novak devait se mesurer à Nadal, ce qui change tout », a souligné l’analyste. « Rappelons-nous le cas Djokovic en 2011. Il arrivait avec une domination encore plus nette que celle de Sinner, après avoir battu Nadal à Madrid et Rome. Il avait aligné sept titres d’affilée : l’Open d’Australie, Dubaï, Indian Wells, Miami, Belgrade, Madrid et Rome. Il avait terrassé le roi de la terre battue, Rafael Nadal, sur ses deux dernières victoires. »

Bartoli insiste sur le dénouement inattendu de cette saison pourtant parfaite. « Novak se présente en demi-finale de Roland-Garros. Il n’a même pas à disputer un quart de finale, car son adversaire, Fognini, déclare forfait. Il affronte alors Roger Federer, dont la terre battue n’était pas la surface de prédilection. Et pourtant, Novak perd. Rien n’est donc jamais acquis. D’ailleurs, peu de monde aurait parié sur une victoire de Djokovic contre Sinner en demi-finale de l’Open d’Australie », a conclu la Française, rappelant que les certitudes peuvent vite vaciller sur la terre parisienne.

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