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Le Canada prêt à livrer du gaz naturel liquéfié à la France depuis sa côte Pacifique

Anita Anand, cheffe de la diplomatie canadienne, juge « tout à fait envisageable » un partenariat énergétique avec la France autour du GNL exporté depuis…

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Le Canada prêt à livrer du gaz naturel liquéfié à la France depuis sa côte Pacifique

Anita Anand, cheffe de la diplomatie canadienne, juge « tout à fait envisageable » un partenariat énergétique avec la France autour du GNL exporté depuis l’ouest du pays. Emmanuel Macron pousse pour un rapprochement, l’Europe cherchant à diversifier ses approvisionnements.

Le Canada pourrait bientôt compter la France parmi ses clients en matière de gaz naturel liquéfié. Anita Anand, ministre canadienne des Affaires étrangères, a estimé qu’un tel partenariat avec un pays européen était « tout à fait envisageable », en s’appuyant sur les exportations de GNL partant de la côte ouest canadienne. « Cela vaut pour la France », a-t-elle ajouté, en marge d’un grand rassemblement de dirigeants mondiaux.

À l’origine de cette ouverture, la volonté affichée par Emmanuel Macron d’aller plus loin avec Ottawa sur le terrain de l’énergie. Le président français a multiplié les appels à approfondir la coopération, dans un contexte où l’Europe tente de varier ses fournisseurs face aux perturbations liées au conflit au Moyen-Orient et à la flambée des prix de l’énergie.

Le Canada a de quoi répondre à cette demande. Cinquième producteur mondial de gaz naturel, il a expédié sa toute première cargaison de GNL destinée à l’exportation depuis l’installation LNG Canada, construite en Colombie-Britannique. Ce site est le premier d’Amérique du Nord à exporter du gaz liquéfié avec un accès direct à l’océan Pacifique, un atout de taille pour rejoindre les marchés européens comme asiatiques.

Les discussions ne se limitent d’ailleurs pas à la France. Anita Anand a indiqué que des partenariats étaient à l’étude avec des pays du monde entier, dans des domaines variés comme le GNL, les énergies propres, l’éolien, le solaire ou le nucléaire. « Tous les pays avec lesquels je m’entretiens posent la question de partenariats potentiels dans le domaine de l’énergie », a-t-elle confié.

L’Allemagne illustre déjà cette dynamique. Un accord d’échange a été évoqué avec Ottawa, portant sur des approvisionnements de GNL canadien destinés à l’Asie, Berlin profitant de ventes à des tiers plutôt que de livraisons directes. Le groupe énergétique allemand Uniper, sous contrôle public, a lui-même bouclé un contrat d’achat de GNL canadien étalé sur vingt ans.

Pour Anita Anand, la même logique vaut pour Paris. « Il existe toute une série d’accords et de relations potentiels que nous pouvons mettre en œuvre dans le domaine de l’énergie », a-t-elle souligné, précisant que le Canada cherche à faire correspondre son expertise aux besoins de ses partenaires.

L’énergie figurera aussi au menu des discussions qu’elle mènera avec son homologue allemand au Canada, aux côtés des minerais critiques et de l’intelligence artificielle. Ottawa affiche la même ambition envers l’ensemble de l’Union européenne et chacun de ses États membres. « Ce que fait le Canada, c’est approfondir ses relations non seulement avec l’UE dans son ensemble, mais aussi avec chacun des pays de l’UE afin de faire en sorte que notre population nationale en bénéficie », a-t-elle expliqué.

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