Économie
La réforme des ruptures conventionnelles se joue sur le fil

Les partenaires sociaux disposent d’une ultime journée pour parvenir à un compromis visant à réduire le coût des départs négociés pour l’assurance chômage, sous la pression d’un gouvernement exigeant des économies substantielles.
Un accord crucial se négocie ce mercredi entre les représentants des employeurs et des salariés. L’enjeu est de redéfinir les règles d’indemnisation des salariés ayant conclu une rupture conventionnelle de leur contrat de travail, un dispositif dont le coût pour l’assurance chômage est jugé excessif par les pouvoirs publics. L’exécutif a fixé un objectif d’économies d’au moins 400 millions d’euros annuels, laissant aux acteurs sociaux la responsabilité de trouver une solution sous peine d’une reprise en main du dossier par l’État.
Les discussions portent principalement sur une réduction de la durée maximale d’indemnisation et l’introduction d’une baisse progressive des allocations après une certaine période. Ces mesures, si elles étaient adoptées, rendraient les conditions de départ moins avantageuses pour les salariés concernés, actuellement traités quasiment à l’identique des autres demandeurs d’emploi. Le volume de ces ruptures, évalué à plus d’un demi-million l’an dernier, représente une part significative des dépenses de l’assurance chômage.
La négociation, initialement perturbée par l’absence du Medef, a connu des tensions, les organisations patronales ayant exprimé le souhait d’élargir le périmètre des discussions et de viser des économies plus ambitieuses. Les syndicats, de leur côté, restent vigilants face à ce qu’ils perçoivent comme une érosion continue des droits depuis plusieurs années. Malgré ces divergences, des signaux encourageants ont émergé en début de semaine, laissant entrevoir une possible issue positive.
Les propositions sur la table incluent notamment un plafonnement de l’indemnisation à quinze mois pour les moins de 55 ans et une dégressivité des allocations après six mois. La CFDT a avancé une proposition visant à conditionner cette baisse à l’absence de démarche active de recherche d’emploi ou de projet professionnel. D’autres organisations syndicales, comme la CGT, maintiennent une position plus ferme, pointant la responsabilité des employeurs dans le recours à ce mode de rupture.
L’issue des pourparlers, qui pourraient se prolonger dans la nuit, est incertaine. Elle déterminera non seulement l’avenir du régime des ruptures conventionnelles, mais aussi la capacité des partenaires sociaux à préserver leur rôle dans la gouvernance de l’assurance chômage. Un échec ouvrirait la voie à une intervention directe du gouvernement.

SociétéEn Ligne 7 joursÀ Limoges, la mairie brûle et le maire accuse l’État d’avoir lâché ses policiers
PolitiqueEn Ligne 4 joursHollande recadre le débat sur les violences et refuse de tout imputer à LFI
PolitiqueEn Ligne 5 joursVinted, eBay et Leboncoin sous pression après les pillages du week-end
Faits DiversEn Ligne 7 joursDes commerces du 11e arrondissement pris pour cible après la manifestation
SociétéEn Ligne 4 joursÀ Ulm, le blocage devient une école de la critique
PolitiqueEn Ligne 5 joursAprès les violences, le RN veut incarner l’ordre
SociétéEn Ligne 5 joursLa CFDT réclame cent euros de plus pour tous et dénonce dix ans de verticalité
PolitiqueEn Ligne 6 joursÀ Limoges, une marche après l’incendie de la mairie et des accusations qui fusent
















