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La maison Grasset en ébullition après le départ de son PDG

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Le départ soudain d’Olivier Nora de la direction de Grasset suscite une mobilisation inédite au sein du monde littéraire. Une centaine d’auteurs préparent une action commune pour exprimer leur inquiétude face à ce qu’ils perçoivent comme une menace pour l’indépendance de la prestigieuse maison.

La nouvelle a provoqué un séisme dans le paysage éditorial français. Le départ d’Olivier Nora, figure respectée à la tête des éditions Grasset, a été annoncé de manière inattendue mardi, suscitant une vive émotion et une profonde inquiétude parmi les auteurs de la maison. Cette décision est interprétée par de nombreux observateurs comme le signe d’une volonté de reprise en main idéologique, attribuée à l’influence du groupe Bolloré, actionnaire majoritaire du groupe Hachette auquel appartient Grasset.

En réaction, un mouvement de protestation s’organise rapidement. Un collectif d’écrivains, désormais fort d’une centaine de membres, travaille à la mise sur pied d’une action commune dont les contours précis restent à définir. Pour ces auteurs, l’heure est à la mobilisation collective, estimant que les prises de parole individuelles ne suffisent plus à défendre les valeurs qu’ils estiment menacées. Ils redoutent notamment une remise en cause de la diversité des courants de pensée qui a toujours caractérisé le catalogue de Grasset, abritant des plumes de sensibilités politiques variées.

Parallèlement à cette initiative structurée, de nombreux auteurs expriment publiquement leur consternation et leur solidarité envers l’éditeur évincé. L’écrivain Sorj Chalandon a réaffirmé sa position, déclarant qu’il quitterait la maison si Olivier Nora en était écarté. Frédéric Beigbeder, quant à lui, s’est associé à l’action en préparation et a tenu à saluer publiquement le « panache » de l’ancien PDG, évoquant leur longue collaboration.

Selon des informations concordantes, ce départ serait la conséquence d’un différend entre la direction d’Hachette et Olivier Nora concernant le calendrier de publication du prochain ouvrage de Boualem Sansal. Le désaccord porterait sur l’opportunité de publier ce livre, traitant de la détention de l’auteur en Algérie, dès le mois de juin plutôt qu’à l’automne comme le souhaitait le dirigeant de Grasset. Ce désaccord stratégique aurait précipité la rupture, cristallisant les craintes d’une ingérence accrue dans les choix éditoriaux.

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