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La France confrontée à une augmentation alarmante des féminicides conjugaux

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Le nombre de femmes tuées par leur conjoint ou ex-conjoint a progressé de 11% sur un an, selon les derniers chiffres officiels, tandis que les associations dénoncent un désengagement des pouvoirs publics.

Les violences mortelles au sein du couple ont atteint un niveau préoccupant l’année dernière, avec 107 femmes décédées sous les coups de leur partenaire ou ancien partenaire. Cette évolution représente une hausse significative par rapport à l’année précédente. Les forces de l’ordre ont recensé au total 138 décès violents dans le cadre conjugal, incluant également 31 hommes tués.

L’analyse des circonstances révèle que neuf cas sur dix se sont produits au domicile commun ou de la victime. Les armes blanches et les armes à feu ont été utilisées dans respectivement 49 et 34 situations. Près d’un tiers des drames ont éclaté à la suite d’une dispute, tandis que 16% sont survenus dans un contexte de séparation conflictuelle. Le rythme moyen équivaut à un décès enregistré tous les trois jours.

Le profil des auteurs correspond majoritairement à des hommes âgés de 20 à 49 ans, sans activité professionnelle, avec une augmentation notable dans la tranche des septuagénaires. Parmi les victimes féminines, près de la moitié avaient déjà signalé des violences aux services de police ou de gendarmerie, et plus de 80% d’entre elles avaient formalisé une plainte. Seules quelques-unes bénéficiaient de mesures de protection spécifiques.

Les organisations spécialisées pointent une insuffisance dans la prise en charge institutionnelle. La présidente de la Fondation des femmes estime que la lutte contre ces violences a perdu son statut de priorité nationale. La réduction des financements alloués aux structures d’accompagnement compromettrait leur capacité d’intervention. Le collectif Féminicides par compagnon ou ex évoque quant à lui une forme d’impunité favorisant la récidive.

Le gouvernement souligne pour sa part les mesures déployées, notamment le renforcement des numéros d’écoute, la généralisation des dispositifs d’alerte et le développement des bracelets anti-rapprochement. Plusieurs rapports parlementaires et institutionnels avaient précédemment critiqué l’inadéquation des moyens financiers consacrés à cette politique publique. Les associations appellent à une mobilisation soutenue lors de la prochaine journée internationale de lutte contre les violences faites aux femmes.

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