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La Corée du Sud craque pour son sélectionneur

Menacé de mort, interdit dans des magasins, Hong Myung-bo paie cash l’élimination de la Corée du Sud au Mondial 2026.

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La Corée du Sud craque pour son sélectionneur

Menacé de mort, interdit dans des magasins, Hong Myung-bo paie cash l’élimination de la Corée du Sud au Mondial 2026.

Le retour au pays a viré au cauchemar. Après l’élimination prématurée de la Corée du Sud en phase de groupes, le sélectionneur Hong Myung-bo est devenu la cible d’une colère populaire d’une rare violence. Certains commerces lui ont tout simplement interdit l’accès. Un internaute se présentant comme citoyen américain a même posté un message en ligne annonçant son intention de le tuer à son arrivée à l’aéroport d’Incheon. Une enquête pour menace de mort a été ouverte par la police, sans qu’aucun suspect n’ait encore été identifié.

Les Guerriers Taeguk ont pourtant bien débuté leur Mondial. Une victoire 2-1 contre la République Tchèque laissait espérer une qualification tranquille. Mais tout s’est écroulé. Défaite 1-0 face au Mexique, puis nouvelle défaite 1-0 contre l’Afrique du Sud. Résultat, la Corée du Sud termine troisième de la poule A avec une différence de buts de -1. C’est là que le drame se joue. Les huit meilleurs troisièmes passent en seizièmes. Les Coréens terminent dixièmes. Éliminés pour un rien. Dans un pays où le football est une religion, l’humiliation est totale.

Hong Myung-bo est alors devenu l’ennemi public numéro un. Des messages haineux inondent les réseaux sociaux. Certains fans exigent qu’il ne « devrait plus faire partie du monde du football coréen ». Une photo retouchée circule, le montrant ordonnant aux joueurs de se disperser à son arrivée à l’aéroport. Indignation générale. Le sélectionneur a fini par jeter l’éponge et démissionner.

Ce n’est pas la première fois que Hong Myung-bo vit un tel scénario. Il avait déjà dirigé la sélection entre 2013 et 2014, pour 19 matchs, avant de se faire virer après une élimination en phase de poules du Mondial 2014. Son retour en juillet 2024 avait déjà suscité des doutes. Beaucoup s’interrogeaient sur la transparence du processus de recrutement de la fédération. Aujourd’hui, la question est ailleurs. Comment reconstruire une équipe nationale quand la pression populaire devient une menace de mort ?

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