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La CGT exige une loi d’urgence pour les travailleurs et le gouvernement table sur 2027

Alors qu’une canicule exceptionnelle a déjà fait plus de 2 000 morts en une semaine et au moins trois décès au travail, la CGT demande un changement…

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La CGT exige une loi d'urgence pour les travailleurs et le gouvernement table sur 2027

Alors qu’une canicule exceptionnelle a déjà fait plus de 2 000 morts en une semaine et au moins trois décès au travail, la CGT demande un changement immédiat de la loi. Le ministre du Travail préfère miser sur des accords par métier, mais pas avant 2027.

L’été 2026 est meurtrier. Plus de 2 000 décès supplémentaires en une seule semaine, selon Santé publique France. Et au moins trois morts de travailleurs directement liés à la chaleur, d’après la CGT. Face à ce bilan, la secrétaire générale Sophie Binet est montée au créneau vendredi. Son message est clair : la loi actuelle ne suffit pas, il faut la renforcer « d’urgence ». Pas question d’attendre l’automne pour agir. Pourtant, un décret pris en 2025 impose déjà aux entreprises des plans de prévention et des mesures graduées selon les seuils de vigilance de Météo-France. Mais sur le terrain, « la loi n’est pas du tout appliquée », dénonce Binet.

Le gouvernement voit les choses autrement. Le ministre du Travail Jean-Pierre Farandou mise sur une approche décentralisée. « L’idée est de mettre en place des accords d’entreprise », a-t-il expliqué. Selon lui, un cadre national pourrait être fixé très vite, « en un mois », puis « fin octobre, tout cela doit descendre dans les secteurs ». Chaque métier a ses réalités, plaide-t-il. L’objectif : aboutir à des accords « avant la prochaine vague de canicule 2027 ». Un horizon qui semble bien lointain pour les syndicats. La CGT rappelle que les 3 600 contrôles effectués par l’inspection du travail en juin n’ont pas de mordant. Ils peuvent déboucher sur des mises en demeure, mais pas sur des sanctions immédiates. Rien qui ne force vraiment les entreprises à agir dans l’urgence.

De son côté, la CFDT a aussi haussé le ton jeudi. Sa numéro un Marylise Léon demande que l’État rende obligatoire la négociation sur la chaleur dans chaque entreprise. L’idée : obtenir « de vrais plans d’action négociés d’ici au printemps 2027 ». Un calendrier qui ressemble à celui du gouvernement, mais avec une contrainte en plus. Le débat est donc bien posé : faut-il une loi qui protège immédiatement, ou des accords sur mesure mais qui prennent du temps ? Alors que la canicule continue de frapper, les travailleurs les plus exposés, sur les chantiers, dans les entrepôts ou les cuisines, n’ont pas le luxe d’attendre 2027.

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