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Kobili Traoré de nouveau interpellé, l’affaire Halimi en quête de réouverture
L’homme déclaré irresponsable du meurtre de Sarah Halimi en 2017 est mis en cause dans une grave affaire de séquestration. Cette nouvelle procédure nourrit l’espoir de la famille de la victime de voir rejuger le dossier originel.
Kobili Traoré, dont le nom est indissociable de l’affaire Sarah Halimi, a été placé en garde à vue avec deux autres individus. Le parquet de Paris a requis leur mise en examen pour des faits d’enlèvement, de séquestration et de vol avec arme, des actes survenus fin janvier dernier. Les investigations indiquent que les suspects se seraient rendus au domicile d’un fournisseur de stupéfiants, avec lequel l’un d’eux entretenait un différend financier. La victime aurait été aspergée de gaz lacrymogène, violentée, puis ligotée sur une chaise tandis que son logement était fouillé. Des objets de valeur ont été dérobés.
Cette interpellation réactive le dossier du meurtre de Sarah Halimi, une sexagénaire juive tuée il y a près de neuf ans dans son immeuble parisien. Kobili Traoré, alors en proie selon les expertises à un trouble psychotique aigu lié à une consommation massive de cannabis, avait été reconnu pénalement irresponsable. La Cour de cassation avait confirmé en 2021 l’absence de procès, une décision qui avait suscité une vive émotion en France et à l’étranger.
La famille de la défunte, par la voix de son conseil, a exprimé sa consternation en apprenant que l’individu, supposé faire l’objet d’une hospitalisation sous contrainte, ait pu bénéficier d’une permission de sortie lui permettant de commettre ces nouveaux faits. Pour ses avocats, cette séquestration démontre la nécessité de rouvrir le dossier initial. Ils affirment détenir des éléments nouveaux, réservés à l’instruction, qui contesteraient la thèse de l’abolition du discernement au moment des faits de 2017.
Un argument concret est avancé. Lors de sa garde à vue récente, un psychiatre aurait attesté que Kobili Traoré ne présentait aucun symptôme aigu, ni syndrome délirant, ni désorganisation. Cette observation contraste avec le diagnostic posé lors du meurtre de Sarah Halimi. Le conseil de la famille estime que ces récents développements, couplés aux nouveaux éléments qu’il s’apprête à produire, pourraient établir l’existence d’une préméditation incompatible avec une irresponsabilité pénale. Des initiatives procédurales doivent être engagées dans les prochaines semaines pour tenter de faire revisiter le dossier judiciaire.
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