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Kansas, Caroline du Nord, Géorgie… la tournée de la dernière chance de Donald Trump

À deux semaines des élections de mi-mandat, le président américain enchaîne les meetings dans sept États qu’il a lui-même remportés. Un calendrier qui…

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Kansas, Caroline du Nord, Géorgie... la tournée de la dernière chance de Donald Trump

À deux semaines des élections de mi-mandat, le président américain enchaîne les meetings dans sept États qu’il a lui-même remportés. Un calendrier qui ressemble de plus en plus à une liste d’incendies à éteindre avant le 3 novembre.

Donald Trump a décidé de passer la vitesse supérieure. En une semaine, il cumule sept déplacements. Le Kansas lundi, la Caroline du Nord mardi, la Caroline du Sud mercredi, l’Iowa jeudi, la Floride vendredi, puis la Géorgie et le Michigan le week-end. Un rythme soutenu, mais qui ne l’emmène que dans des territoires acquis à sa cause lors de la dernière présidentielle. Le choix n’a rien d’anodin. Le 3 novembre, son camp pourrait perdre la majorité à la Chambre des représentants, et peut-être aussi au Sénat.

Direction le Kansas donc, État agricole des grandes plaines du centre du pays, où les démocrates se remettent à y croire. Un récent sondage place le démocrate Adam Hamilton, pasteur d’une méga-église, trois points devant le sénateur sortant Roger Marshall. Le détail a son poids, le Kansas n’a pas envoyé de sénateur démocrate à Washington depuis les années 1930. La visite présidentielle ressemble dès lors à un signal d’alarme plutôt qu’à une promenade de santé.

L’argent confirme ce sentiment d’urgence. L’organisation républicaine Senate Leadership Fund a lancé une nouvelle campagne de publicité dans le Kansas, au point d’annuler celle qui était prévue en Caroline du Nord. Dans cet État du Sud-Est, les enquêtes d’opinion sont si convergentes en faveur du démocrate Roy Cooper que les républicains ont largement réduit la voilure pour défendre le siège, préférant concentrer leurs moyens ailleurs. Le centre de politique de l’université de Virginie évoque dans une note récente une « véritable opération de sauvetage » menée pour Marshall, tout en se disant sceptique sur une victoire démocrate dans l’État.

Reste l’arithmétique. Pour reprendre le Sénat, les démocrates doivent ravir quatre sièges aujourd’hui tenus par les républicains. En plus de la Caroline du Nord, ils ont coché le Maine, l’Alaska, l’Ohio et même le Texas. Une ambition qui repose sur un moteur simple, l’impopularité du président, dont la cote d’opinion plafonne à 33 %, son niveau le plus faible depuis son retour au pouvoir. Les élections de mi-mandat jouent traditionnellement contre le parti qui occupe la Maison Blanche, mais l’ampleur du vote sanction pourrait cette fois dépasser les précédents.

La raison principale avancée par les électeurs mécontents tient en trois mots, le coût de la vie. Trump avait fait campagne en promettant de faire reculer l’inflation. Le résultat est jugé sévèrement, et sa politique de droits de douane n’a rien arrangé. À Los Angeles, lors d’une manifestation « No Kings » organisée contre le président, Teresa Burton, avocate de 55 ans, résumait le climat en quelques phrases. « Donald Trump démolit notre pays, notre économie, notre démocratie, notre État de droit, nos tribunaux. Et nous ne le tolérons plus. »

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