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Faits Divers

Jean-Marc Reiser, acculé, avoue avoir tué Sophie Le Tan

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Après deux ans de dénégations malgré des preuves accablantes à son encontre, Jean-Marc Reiser a finalement avoué mardi matin avoir tué la jeune étudiante strasbourgeoise Sophie Le Tan en 2018, niant toute intention homicide et préméditation.

« Jean-Marc Reiser a reconnu son implication exclusive dans le décès de la jeune étudiante, décès survenu dans son appartement le jour de la disparition de cette dernière », a indiqué le parquet de Strasbourg dans un communiqué, à la suite d’informations de BFMTV.

La procureure de la République Yolande Renzi précise que M. Reiser a « admis avoir démembré le corps afin d’en faciliter le transport, puis l’avoir dissimulé en forêt ».

M. Reiser, mis en examen pour enlèvement, séquestration et assassinat, clamait son innocence jusqu’ici et dénonçait un « échafaudage de suppositions » en dépit de plusieurs éléments accablants.

Mais ces derniers mois, ses avocats avaient menacé de ne plus le défendre s’il ne faisait pas « évoluer » sa position.

Et alors que la juge Eliette Roux avait bouclé son instruction début décembre, M. Reiser avait lui-même sollicité une nouvelle audition, au cours de laquelle il est donc passé aux aveux.

« Rage »

Interrogé pendant environ deux heures par la magistrate, il a évoqué une « entreprise de séduction » de sa part « qui a mal tourné », a relaté l’un de ses avocats, Me Pierre Giuriato. Son client aurait ainsi essayé de « prendre la main » de la jeune femme qui aurait alors « repoussé cette avance ».

M. Reiser, qui assure n’avoir pas cherché à agresser sexuellement Sophie Le Tan, explique alors être « entré dans une phase de frustration, de colère, de rage (…) Quelque chose a explosé en lui qui s’est matérialisé par des coups violents » porté à la jeune femme, a ajouté l’avocat.

M. Reiser, notamment mis en examen pour assassinat, qualification qui implique la préméditation et est passible de la réclusion à perpétuité, soutient au contraire ne pas avoir voulu tuer Sophie, a insisté Me Giuriato, selon lequel les aveux de son client s’inscrivent dans des « violences volontaires ayant entraîné la mort sans intention de la donner », des faits moins sévèrement réprimées pénalement.

Jean-Marc Reiser, 60 ans, avait été arrêté en septembre 2018, quelques jours après la disparition de Sophie Le Tan, le jour de son 20e anniversaire.

Celle-ci n’avait plus donné signe de vie après s’être rendue à Schiltigheim, au nord de Strasbourg, pour visiter un appartement. M. Reiser, qui avait posté l’annonce immobilière, est rapidement devenu l’unique suspect.

Le squelette incomplet de la jeune femme avait été découvert plus d’un an plus tard, fin octobre 2019, dans une forêt vosgienne, à Rosheim (Bas-Rhin), une zone où M. Reiser se rendait régulièrement.

Malgré les dénégations du sexagénaire, plusieurs éléments de preuves semblaient établir son implication, notamment la présence du sang de Sophie Le Tan dans son appartement ainsi que sur le manche d’une scie lui appartenant.

« Ces aveux ne changent rien au dossier, il y avait mille preuves de sa culpabilité », a réagi auprès de l’AFP Me Gérard Welzer, avocat de la famille Le Tan. « Cela permettra peut-être d’éviter des longueurs inutiles de procédures. On espère que le procès pourra avoir lieu avant la fin 2021 ».

« encore un effort de sincérité »

Dans son communiqué, le parquet a annoncé que l’information judiciaire « se poursuit au vu de ces nouveaux éléments ».

Selon une source proche du dossier, il est ainsi « possible » que M. Reiser soit de nouveau entendu.

Par ailleurs, plus de 30 ans après la disparition inexpliquée d’une représentante de commerce de 23 ans, Françoise Hohmann, en septembre 1987, le parquet de Strasbourg avait rouvert le dossier en février dernier avec en ligne de mire toujours Jean-Marc Reiser, acquitté faute de preuves en 2001 par la cour d’assises du Bas-Rhin dans cette vieille affaire.

« La famille Hohmann souhaite ardemment que Jean-Marc Reiser, à le supposer impliqué dans la disparition de Françoise Hohmann, fasse encore un effort de sincérité », ont annoncé ses avocats, Marlène Correia, François Saint-Pierre et Thierry Moser.

M. Reiser avait en revanche déjà été condamné en 2001 par les assises du Doubs à 15 ans de réclusion pour des viols en 1995 et 1996, peine confirmée en appel en 2003.

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Europe

Espagne: Une Française retrouvée morte dans son camping-car, la piste criminelle privilégiée

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Espagne: Une Française retrouvée morte dans son camping-car, la piste criminelle privilégiée

Une femme de 63 ans a été retrouvée morte poignardée dans son camping-car à Alcossebre, sur la côte est de l’Espagne, jeudi 18 juillet. Les enquêteurs n’excluent aucune piste, rapporte le site L’Espanol.

Ce jeudi, une femme a été retrouvée morte dans son camping-car, stationné sur une place d’Alcossebre, sur la côte est de l’Espagne. Le corps de la victime présentait des traces de coups de couteau, selon le média local L’Espanol. Elle avait également un couteau planté dans le visage. La Garde civile a indiqué à nos confrères espagnols que la femme, âgée de 63 ans, était de nationalité française et semblait voyager seule comme touriste.

Une enquête pour meurtre a été ouverte et une autopsie doit être menée prochainement. Pour l’heure, les enquêteurs tentent d’identifier la victime et de recueillir des preuves visant à clarifier la cause du décès. Aucune piste n’est écartée pour le moment. Les premiers éléments de l’enquête ont permis de retracer le parcours de la sexagénaire.

Avant d’arriver à Alcossebre, la victime avait séjourné à Tarragone, à environ 150 km au nord. Elle avait également été inscrite seule. Les forces de l’ordre ont interrogé les voyageurs qui occupaient les caravanes garées à proximité de celle de la femme. Selon les premiers témoignages, elle était garée dans la zone depuis deux jours. Certains ont par ailleurs indiqué avoir vu un homme en compagnie de cette dernière, les heures précédant sa mort. L’individu est actuellement recherché.

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Un policier attaqué au couteau à Paris, l’agresseur neutralisé par balle

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Un policier attaqué au couteau à Paris, l'agresseur neutralisé par balle

Un policier a été blessé au couteau jeudi soir à Paris par un individu qui a ensuite été grièvement blessé par balle par un autre agent. L’incident s’est produit près des Champs-Élysées, suscitant une réponse massive des forces de l’ordre.

Jeudi soir, un policier parisien a été attaqué au couteau par un individu, ce dernier étant ensuite grièvement blessé par un autre agent. Selon une source policière, l’agresseur avait été refoulé d’une boutique Louis Vuitton avant de prendre la fuite, un couteau à la main. Lors de son arrestation, l’homme a fait volte-face et blessé un policier à l’oreille.

L’agent blessé appartient à la direction de l’ordre public et de la circulation de la préfecture de police. Le ministre de l’Intérieur démissionnaire, Gérald Darmanin, a exprimé son soutien aux forces de l’ordre sur les réseaux sociaux, soulignant l’efficacité de l’intervention des policiers.

La scène s’est déroulée non loin des Champs-Élysées, où un impressionnant dispositif de sécurité a été rapidement mis en place. Des camions de déminage et plusieurs véhicules de gendarmerie et de police ont encerclé la zone, la rendant inaccessible aux passants.

Selon Jeanne d’Hauteserre, maire du VIIIe arrondissement, l’individu, soupçonné de vol à la tire, a résisté à son arrestation en blessant un policier au bras avec un couteau. En réaction, un collègue a riposté par balle, atteignant l’assaillant à l’abdomen. L’homme a été réanimé sur place avant d’être transporté à l’hôpital.

Linda Kebbab, secrétaire nationale du syndicat de police Un1té, a salué le sang-froid et le professionnalisme du policier qui a neutralisé l’assaillant, notant que ce dernier n’était sur le terrain que depuis deux jours.

Cet incident survient à seulement huit jours de l’ouverture des Jeux Olympiques à Paris, un événement pour lequel la capitale prévoit de déployer un important dispositif de sécurité.

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Faits divers : une voiture percute la terrasse d’un café à Paris, faisant un mort et six blessés

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Faits divers : une voiture percute la terrasse d'un café à Paris, faisant un mort et six blessés

Mercredi soir, un véhicule a accidentellement percuté la terrasse d’un café dans le XXe arrondissement de Paris, tuant une personne et en blessant six autres.

Dans la soirée du mercredi 15 juillet, une voiture a percuté la terrasse du café Le Ramus, situé avenue du Père-Lachaise à Paris. L’accident, survenu à neuf jours de l’ouverture des Jeux Olympiques de Paris, a fait un mort et six blessés, dont trois en urgence absolue. Le conducteur du véhicule a été interpellé et placé en garde à vue pour « homicide involontaire, blessures involontaires par conducteur et mise en danger ».

Les faits se sont produits vers 19h30. La piste d’un « accident routier » est privilégiée à ce stade par la police. Le conducteur a été soumis à des fouilles et des palpations avant d’être autorisé à franchir le périmètre, et l’accès ne leur sera autorisé que sur présentation d’un « pass jeux » avec un QR Code, après une enquête administrative.

Les zones concernées par le périmètre de sécurité vont du pont de Tolbiac au pont du Garigliano, couvrant presque tous les bords de Seine de Paris intra-muros. Les passages d’une rive à l’autre, du pont d’Austerlitz à la passerelle Debilly, sont inclus dans le périmètre « SILT ». La zone s’étend également de la place du Trocadéro au Champ de Mars, incluant les îles Saint-Louis et de la Cité ainsi que le jardin des Tuileries.

À partir du 18 juillet et pendant toute la durée des Jeux Olympiques et Paralympiques, des périmètres « rouge et bleu » seront activés autour des sites de compétition. La circulation motorisée sera interdite dans le périmètre rouge, sauf pour les détenteurs d’un laissez-passer, tandis que le périmètre bleu déviera les véhicules en amont des zones concernées.

Le serveur d’un café à 200 mètres a vu la voiture passer « à toute vitesse » et entendu un grand bruit. Il a vu les gens partir en courant et un corps, évoquant des collègues et voisins qu’il connaissait. Un couple d’une cinquantaine d’années, présent sur la terrasse, a décrit la voiture entrant dans la vitrine, causant le chaos.

Les autorités se sont assurées qu’il n’y avait pas d’explosifs dans le véhicule. Le maire du XXe arrondissement, Éric Pliez, a commenté que tous les blessés étaient des clients en terrasse, profitant du beau temps. Une cellule psychologique a été mise en place pour les témoins de la scène, choqués par l’événement.

La maire de Paris, Anne Hidalgo, a remercié les forces de l’ordre pour leur rapide intervention. Malgré l’écartement de la thèse de l’attentat, ce drame rappelle les attaques de novembre 2015 qui avaient visé des terrasses à Paris.

Ces faits surviennent à moins de dix jours de l’ouverture des Jeux Olympiques, pour lesquels 35 000 policiers et gendarmes et 18 000 militaires français seront mobilisés chaque jour. Le périmètre de sécurité intérieure et lutte contre le terrorisme (SILT) sera activé à Paris aux abords des quais de Seine à partir de jeudi et jusqu’au 26 juillet, en préparation de la cérémonie d’ouverture des JO 2024, qui accueillera 326 000 spectateurs, une première dans l’histoire des Jeux.

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