Monde
Israël relance la colonisation en Cisjordanie malgré les protestations internationales

Un projet immobilier controversé de 3 400 logements en territoire occupé suscite une vague de condamnations, tandis que plusieurs pays envisagent de reconnaître un État palestinien.
Le gouvernement israélien a annoncé son intention d’accélérer la construction d’un vaste complexe résidentiel en Cisjordanie, un territoire palestinien sous occupation depuis 1967. Cette initiative, portée par le ministre des Finances Bezalel Smotrich, figure de l’extrême droite israélienne, vise à établir 3 400 habitations dans la zone désignée sous le nom de E1, à l’est de Jérusalem. Une décision qui intervient alors que plusieurs capitales occidentales, dont Paris, Londres et Ottawa, évoquent une possible reconnaissance d’un État palestinien lors de la prochaine Assemblée générale des Nations unies.
Les critiques fusent de toutes parts. L’Autorité palestinienne a qualifié ce projet de « menace directe » contre toute perspective de solution à deux États, appelant la communauté internationale à intervenir. De son côté, l’ONU a mis en garde contre les conséquences d’une telle expansion, qui fragmenterait la Cisjordanie et rendrait impossible la création d’un État palestinien viable. L’Union européenne, par la voix de sa chef de la diplomatie Kaja Kallas, a dénoncé une violation du droit international, tandis que l’Allemagne, allié traditionnel d’Israël, a exprimé son opposition ferme.
Bezalel Smotrich, défenseur acharné de la colonisation, a justifié cette initiative comme une réponse aux pressions diplomatiques. « Ceux qui parlent de reconnaître un État palestinien recevront notre réponse sur le terrain », a-t-il déclaré, évoquant une possible annexion de la Cisjordanie sous souveraineté israélienne. Près d’un demi-million de colons israéliens vivent déjà dans cette région, aux côtés de trois millions de Palestiniens, dans des implantations considérées comme illégales par la plupart des instances internationales.
Les organisations de défense des droits humains s’alarment des conséquences à long terme. L’ONG israélienne La Paix maintenant estime que ce projet « sonnerait le glas » de toute solution négociée. Un comité technique doit se prononcer prochainement sur les derniers obstacles administratifs, ouvrant la voie à un démarrage des travaux dans les mois à venir.
Cette annonce survient dans un contexte régional tendu, marqué par la guerre à Gaza et les appels croissants en faveur d’une reconnaissance internationale de la Palestine. Un dossier qui promet de nourrir les tensions à l’approche de la prochaine session onusienne.

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TOUFOULECAM
15 août 2025 at 9 h 26 min
Beaucoup de soutiens, commencent a s’apercevoir que Benjamin Netanyahu ne fait qu’attiser la haine des palestiniens en colonisant leur territoire.
La poursuite de la guerre lui permet de tenir comme 1 er ministre, car dès que se sera terminé, il risque de se retrouver derrière les barreaux.