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Iran et États-Unis en pleines retrouvailles sous tension au Qatar

L’émissaire américain Steve Witkoff file vers Doha pour des discussions avec l’Iran. Mais Téhéran assure qu’il n’y aura aucune négociation directe avec…

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Iran et États-Unis en pleines retrouvailles sous tension au Qatar

L’émissaire américain Steve Witkoff file vers Doha pour des discussions avec l’Iran. Mais Téhéran assure qu’il n’y aura aucune négociation directe avec Washington.

Les derniers mois ont été électriques entre les deux pays. Des frappes américaines ont visé l’Iran en représailles à des attaques de navires dans le détroit d’Ormuz. L’Iran a riposté en ciblant le Koweït et Bahreïn. Et pourtant, un protocole d’accord avait été signé à la mi-juin pour apaiser les choses. Il tient mal. La preuve, Donald Trump a annoncé lundi que l’Iran lui-même avait demandé une réunion. Le rendez-vous est prévu à Doha. La Maison Blanche confirme que Steve Witkoff et Jared Kushner seront là pour des « réunions de haut niveau ».

Du côté iranien, le ton est plus prudent. On parle d’envoyer une « délégation d’experts ». Mais le ministère des Affaires étrangères insiste dans la même phrase « nous ne négocierons pas avec la partie américaine, à aucun niveau ». Un diplomate au courant des pourparlers évoque plutôt une rencontre technique pour désamorcer les incidents. Bref, les deux camps ne sont pas d’accord sur le format. Mais ils ont un sujet brûlant à régler le détroit d’Ormuz.

Cette voie maritime est vitale pour le pétrole mondial. Elle était bloquée pendant la guerre puis a rouvert après l’accord de juin. Mais l’Iran n’autorise qu’un seul couloir de passage et menace les navires qui tentent de contourner. Résultat le trafic a chuté ce week-end seulement 29 bateaux samedi et 12 dimanche au lieu d’une centaine habituellement. Téhéran veut maintenant imposer des frais de service pour traverser. Problème la convention de l’ONU sur le droit de la mer garantit une navigation « sans entrave ». Mais l’Iran ne l’a pas ratifiée. Oman, de son côté, a annoncé une voie alternative temporaire avec l’ONU. Le sultan d’Oman et Emmanuel Macron ont même plaidé pour une navigation libre et promis des opérations de déminage. Ce qui a fait réagir Téhéran qui a sommé la France de ne pas « compliquer davantage » la situation.

Le conflit ne se limite pas au détroit. Au Liban, Israël continue ses frappes malgré un accord-cadre signé vendredi à Washington pour une « paix durable ». L’accord prévoit qu’Israël occupe le sud du Liban jusqu’à ce que le Hezbollah rende les armes. Une condition qui dure depuis des années. Lundi, une nouvelle frappe israélienne a eu lieu dans le sud. Le président libanais Joseph Aoun a promis de déployer l’armée jusqu’à la frontière pour montrer sa « détermination ». Mais le Hezbollah, soutenu par l’Iran, est solidement implanté dans cette zone. La guerre a déjà fait plus de 4 200 morts au Liban depuis mars, et le pays est entraîné malgré lui dans ce conflit régional.

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