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Georges Abdallah, quarante ans de détention, obtient enfin sa libération

Après quatre décennies passées derrière les barreaux, le Libanais condamné pour complicité dans des assassinats de diplomates va recouvrer la liberté sous conditions. Une décision judiciaire qui clôt l’un des plus longs dossiers carcéraux français.
La cour d’appel de Paris a rendu jeudi une décision attendue depuis des années. Georges Ibrahim Abdallah, incarcéré depuis 1984, sera libéré le 25 juillet prochain, à la condition expresse de quitter définitivement le territoire français. L’homme de 74 ans, condamné à perpétuité en 1987 pour son implication dans les meurtres d’un diplomate américain et d’un responsable israélien, purgeait l’une des plus longues peines de l’histoire pénitentiaire française.
L’annonce a suscité des réactions contrastées. Alors que Washington a systématiquement bloqué ses précédentes demandes de libération, l’ambassade d’Israël a fait part de son désaccord, estimant que « les ennemis de la liberté méritent l’emprisonnement à vie ». À l’inverse, Beyrouth s’est déclaré « pleinement satisfait » par cette issue, préparant activement le retour de cet ancien dirigeant d’un groupe marxiste pro-palestinien dans son village natal.
L’intéressé, selon des proches l’ayant rencontré à la prison de Lannemezan, éprouverait autant d’émotion à l’idée de retrouver les siens que d’appréhension face à un monde radicalement transformé. La cour a salué son « effort significatif » en vue de l’indemnisation des victimes, bien que l’homme maintienne sa posture de prisonnier politique. Les magistrats ont surtout considéré que l’âge du détenu et son éloignement temporel des faits écartait tout risque de récidive.
Ce dossier complexe, marqué par des confusions historiques avec la vague attentats des années 1980, s’inscrit dans le contexte géopolitique du conflit libanais. Les FARL, l’organisation aujourd’hui disparue à laquelle appartenait Abdallah, n’ont plus commis d’actions violentes depuis quarante ans. La justice française y voit désormais le symbole d’une époque révolue, ouvrant la voie à cette libération conditionnelle que rien ne semble plus pouvoir entraver.

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Rowland Bauch
17 juillet 2025 at 20 h 04 min
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