Culture
Gabi Hartmann, entre jazz et folk, dévoile un récit musical envoûtant


Avec son nouvel album « La femme aux yeux de sel », la chanteuse et compositrice Gabi Hartmann nous plonge dans un conte initiatique mêlant mélancolie et poésie, porté par une voix envoûtante et des influences éclectiques.
Gabi Hartmann, artiste aux multiples facettes, revient avec un deuxième album qui marque un tournant dans sa carrière. Intitulé « La femme aux yeux de sel », ce projet se présente comme un récit en trois actes, où chaque chanson s’inscrit dans une trame narrative cohérente. Inspirée par les univers oniriques et les contes, la musicienne a imaginé Salinda, une héroïne fictive confrontée à une malédiction singulière. Ses larmes, faites de sel, la fragilisent, la poussant à entreprendre un voyage pour trouver un remède. Ce périple, à la fois intérieur et géographique, sert de fil conducteur à l’album, oscillant entre mélancolie et espoir.
Après un premier opus éponyme salué par la critique et le public, Gabi Hartmann explore de nouveaux horizons sonores. Loin des influences tropicales de ses débuts, elle s’aventure ici dans des territoires plus introspectifs, tout en conservant son amour pour les mélodies riches et les arrangements soignés. Son timbre chaud et enveloppant, souvent comparé à celui de grandes voix du jazz comme Norah Jones ou Melody Gardot, trouve ici un écrin parfait. Elle s’entoure d’artistes de renom, tels que Jesse Harris, producteur de légende, ou encore la flûtiste Naïssam Jalal et le saxophoniste Laurent Bardainne, pour donner vie à ce projet ambitieux.
L’album témoigne également de l’engagement de Gabi Hartmann, tant sur le plan artistique que social. Ancienne étudiante en sciences politiques et ethnomusicologie, elle n’hésite pas à aborder des sujets brûlants, comme la montée de l’extrême droite dans « Le lever du soleil », ou à s’engager pour les réfugiés, une cause qui lui tient particulièrement à cœur. Son parcours, marqué par des voyages et des rencontres, se reflète dans sa musique, où se mêlent influences jazz, folk et traditions africaines, comme en témoigne la reprise de « Sikolaiko », un chant traditionnel guinéen.
Dans un univers musical encore largement dominé par les hommes, Gabi Hartmann trace son chemin avec détermination. Elle souligne l’importance de mettre en lumière les talents féminins, tout en revendiquant sa liberté artistique. Avec « La femme aux yeux de sel », elle signe une œuvre profondément personnelle, qui résonne comme un appel à l’introspection et à la résilience. Un album à découvrir sans tarder, porté par une artiste en pleine ascension.





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